Une nouvelle étape dans ma façon de publier sur Internet

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Réseaux sociaux

J’ai commencé à publier sur Internet dès les années 90. Puis les réseaux sociaux sont apparus avec leurs dérives. J’ai découvert avec bonheur Mastodon. Et maintenant grâce à de nouveaux outils mais surtout une autre démarche, ma façon de publier sur Internet évolue encore.


Au temps de Prépaclasse

Parmi mes lectrices et mes lecteurs, il y en a qui se souviennent de l’époque où formateur dans l’enseignement du premier degré, j’avais eu l’idée de créer un site pour les enseignants débutants.

PageMill

On était dans la deuxième moitié des années 90. Il n’y avait pas encore Facebook. C’était l’époque où les modems pour se connecter bloquaient la ligne téléphonique et faisaient un bruit caractéristique jusqu’à la connexion. Je l’ai encore dans la tête, il est assez inimitable.
On tâtonnait. On jouait avec des couleurs parfois criardes et des textes défilant qui faisaient de l’effet, mais le contenu primait. Je ne sais pas bien comment, mais les réseaux informels des écoles normales et des IUFM donnèrent de la notoriété à ce site.

Les réseaux sociaux et les blogs de Google

J’ai goûté du Twitter et du Facebook. À leurs débuts, le climat n’y était pas insupportable. J’ai même crée des blogs en utilisant le Blogger de Google. J’ai découvert Instagram et là le scroll a commencé à me piquer les yeux. Il m’a tout de même fallu du temps, puisque j’ai attendu janvier 2025 pour quitter Meta même si j’avais quitté Twitter à l’arrivée d’E.Musk.

J’ai quitté ces réseaux pour des raisons éthiques, d’une certaine façon politique et même pour mon hygiène mentale : je n’aime guère me faire voler mes données ou devenir le produit qu’on espionne, je n’aime pas me laisser manipuler par des algorithmes et encore moins ferrailler dans des polémiques à deux balles avec des réactionnaires.

J’ai découvert Mastodon et ses instances tout en ayant mon site actuel à côté qui lui aussi a évolué. Même si tout n’est pas parfait, dans mon instance, pas de troll raciste et des gens chaleureux souvent avec des univers intéressants à découvrir. J’y trouve la possibilité d’échanges intéressants, des infos qui ne sont pas forcément diffusées dans les grands médias…

Les réseaux sociaux commerciaux ne me manquent pas.

Le site

Il a beaucoup évolué ces derniers temps. Je voulais un site qui respecte les personnes, léger, rapide, indépendant. Je n’utilise que des logiciels et applications libres et open source. Je voulais un espace pas trop austère mais où le contenu prime.

— Il est où le petit poème que tu avais mis sur Mastodon ?

Ah, oui… mais comment le retrouver dans le long fil des publications ? Et cette photo chouette ?

Difficile de s’y retrouver. Et puis si demain matin un accident rend l’instance indisponible, si même elle fermait… il se peut que je ne puisse pas forcément récupérer l’archive de mes publications à temps.

Le numérique est fragile par essence mais un réseau social plus encore. Et puis, même si les algorithmes ne commandent pas la visibilité sur Mastodon, un message y apparaît de façon fugace.

Je fais quoi sur Mastodon ?

Sur Mastodon je lis, je découvre les messages des personnes que je suis, les fils de mon instance. Je réagis parfois d’un favori, d’un repost (republication) ou d’un commentaire. Je publie, je réponds, j’échange. Et j’y partage les nouvelles publications du site.

Mais comme je l’ai dit plus haut, un fil Mastodon reste fugace et ne permet pas de construire une vraie cohérence.

    Et maintenant le principe POSSE

    POSSE est l’acronyme de Publish (on your) Own Site, Syndicate Elsewhere.

    Autrement dit : publie sur ton site et distribue partout ailleurs.

    Une image que j’aime bien est celle de l’éditeur et des libraires. L’éditeur (au nom de l’auteur) publie un ouvrage et le réseau des libraires le distribue. Le libraire ne change pas le contenu du livre et si malheureusement la librairie ferme, on peut retrouver le livre ailleurs.

    On parle de « maison d’édition » et l’analogie me va bien. Le site est « ma maison » j’en suis responsable, je décide de la façon dont elle s’organise. C’est une maison qui peut également accueillir et favoriser les échanges mais qui a son identité propre.

    Concrètement ?

    Une personne peut découvrir le site à la suite d’une recherche ou du hasard. Elle peut commenter un article sur le site WordPress.

    Pour les personnes qui sont présentes sur un réseau du Fédiverse comme Mastodon, Pixelfed et de nombreux autres, il est possible de suivre directement le flux du site et de commenter ce flux.

    Vincent Breton
    Vincent Breton

    L’écriveur – « vivons ensemble en poésie ».
    Journal, fiction, poésie & chansons

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    Si une personne commente, alors le commentaire viendra sur le site.

    Le lien fonctionne dans les deux directions.

    Avec les outils que j’utilise à présent, c’est un peu comme si le site prenait sa place dans le fameux Fédiverse. Des liens peuvent même exister directement entre des sites qui utilisent les mêmes protocoles.

    Un autre usage de Mastodon

    Si dans un premier temps je vais continuer de partager sur Mastodon le flux du site sur le Fédiverse (ça se fait avec le protocole ActivityPub), Mastodon sera un échange d’informations; un lieu d’interactions mais les contenus au sens strict seront sur le site pour qu’on puisse les retrouver, que je les modifie si besoin etc. Le site publie pour durer, Mastodon publie pour dialoguer.

    Ce n’est pas une rupture, mais une transition douce .

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    ©Vincent Breton — Vivons heureux en poésie !

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