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Avec des centaines d’articles au compteur, pourquoi ne pas laisser le hasard décider ? Laissez-vous surprendre. Vous pouvez rejouer à l’infini.


un coup de dés


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Feuilles

Désencombrer pour se réinventer

Changer de vie

Idées ressassées, objets réels ou numériques redondants, souvent inutiles. Habitudes inutilement envahissantes. Il faut régulièrement savoir désencombrer pour se réinventer. Une maison outrageusement zen pourrait cacher en réalité un cerveau maniaque. Le cabinet de curiosités surchargé s’avérer l’œuvre d’art d’un cerveau hautement structuré et puissant. Ce n’est pas une question d’apparences. L’ergonomie doit permettre à notre environnement de répondre à nos besoins. Méditer ou créer, comme prendre soin ont besoin d’espaces dédiés et adaptés. C’est affaire de cohérence, de bonne gestion de l’énergie. Mais ce sera propre à chacune ou chacun. Plus qu’une question de style, c’est une affaire d’art de vivre, en ce qui me concerne pour « vivre heureux en poésie » en fluidité dans le « flow ».

Exercice de lecture

Les objets

En déménageant, j’avais lancé une première lutte contre les objets envahissants. J’avais jeté de vieux souvenirs, laissé des meubles. Aucun regret.

Installé dans ce nouveau lieu depuis un peu plus d’un an, c’est le moment parfait pour se livrer à une lecture, pièce par pièce, placard par placard. Une façon de se préparer au printemps.

Certains objets, rescapés du déménagement, ont eu leur sursis. J’ai donné un vieil ordinateur. Mais d’autres objets me regardent dans l’ombre. Ils encombrent. Je vais les réunir et ils trouveront bien de nouveaux propriétaires ou un recyclage.

Numérique

Si on dit que trois sauvegardes c’est bien, il y a des documents que je vais pouvoir supprimer. C’est un vrai travail à effectuer et il faut en profiter pour structurer plus avant les documents ce qui n’est pas si aisé car cet encombrement ne s’observe pas à l’œil nu.

Tissus

Des vêtements que je ne porte pas, des rideaux, des draps… je sens que je vais trouver de quoi alléger.

Espace

J’ai déjà revu la façon d’agencer certaines pièces. Favoriser les circulations, attribuer une fonction précise à chaque lieu, éliminer tel meuble, déplacer la télévision…

Temps

En quittant un certain nombre de réseaux sociaux j’ai déjà gagné du temps pour autre chose. J’ai également limité mon temps devant la télévision et les chaînes d’infos. Je veux être sûr de choisir ce que je regarde. Je n’ai pas besoin de suivre l’actualité du monde heure par heure. Mes journées sont pleines mais le dauphin que je suis doit croiser les contraintes de son chronotype avec ses aspirations et besoins. À la campagne, je mesure que l’impact du climat sur les activités est un facteur à prendre en compte de façon significative. Je suis convaincu, sans me mettre la pression, que je dois mieux analyser la façon dont j’utilise mon temps.

Je dois voir comment je structure les choses à la journée ou par « cycles » ou périodes : projets courts ou longs, temps pour apprendre, créer, prendre soin… Mieux inclure à la réflexion les temps passés en déplacements pour effectuer telle ou telle activité, mener des explorations. La géographie particulière, avec son enclavement impose des choix…

Le jardin et la maison

Parmi les choses à penser, c’est aussi la gestion du jardin et de la maison en tenant compte des besoins liés à la vie à la campagne… J’y inclus les soins à donner aux animaux. Je n’ai pas un élevage, mais le vieux chien demande une attention particulière.

Il y a en quelque sorte, une lecture point par point à effectuer tout en l’inscrivant dans la vision d’ensemble.

Archives obligatoires ou pas

Il y a des archives qui seront nécessaires pour ma vie. D’autres inutiles mais dont certains éléments pourraient avoir un peu d’intérêt, ne serait-ce qu’anecdotique. Cela peut être un support à la création… Et puis, il y a un certain nombre de choses à virer, qui ennuieraient mes héritiers…

La paperasse administrative tend à disparaitre. Il y a des photos numériques ou papier sans intérêt. De vieux documents aussi. Il va falloir trier, éliminer même si je l’avais déjà bien fait en Bretagne… Voir plus haut ce que je disais pour le numérique… mais j’ai encore pas mal de boites à archives…

Tout ne se jette pas

Pourtant, avec parcimonie et réflexion, je crois qu‘il y a des choses qui ne se jettent pas. Parce qu’on pourra effectivement en avoir usage : pour remplacer ou réparer, pour créer un nouvel objet… Nos anciens ne balançaient pas tout et cela peut être aussi « économique » de récupérer une vieille tige pour en faire un tuteur ou un embout pour un tuyau…

Il faut cependant que tout puisse se ranger de façon pensée et lisible, c’est à dire ne pas prendre le risque d’entasser pour que l’objet ne soit finalement oublié…

Cheminer sans regrets

Les vrais souvenirs, importants, restent à l’esprit. Les objets vraiment importants, à valeur sentimentale forte, sont au final peu nombreux. Même parmi les livres, je sais que mon attachement pourra me conduire à me séparer encore de certains… tout en gardant ceux qui me sont chers.

Il faut avancer avec ce que l’on a, bien penser ce que l’on fait entrer chez soi. C’est un peu comme les lois au Parlement. Il y en a trop, on les oublie. Si un objet rentre chez soi, un autre devrait sortir, presque mécaniquement.

Les vieilles pensées

Certaines pensées idiotes remontent parfois. L’autre jour j’étais étonné de repenser à vieil incident de boulot, qui n’a pas eu d’ailleurs de conséquences, sur lequel je ne peux revenir des années après… Mais me remémorer ce moment pénible me replaçait dans une ambiance vraiment désagréable. Pourquoi se torturer avec ça ?

Pourquoi repensons-nous à ces moments pénibles alors que nous n’y pouvons plus rien ? Il faut apprendre à se pardonner et s’en amuser… mais aussi, pour ce qui concerne ces idées, les laisser passer, ne pas chercher à les retenir et se centrer a contrario sur quelque chose d’agréable.

Y a plus qu’à !

Voilà que je vais avoir à faire dans les jours qui viennent. Ça tombe bien puisqu’au jardin ça reste calme en ce moment !

L’idée n’est pas de sombrer dans la frénésie du désencombrement. Mais vraiment d’avoir une lecture interrogative de l’espace, des objets, de l’ergonomie et du temps. En n’ayant pas peur de lier plaisir esthétique et éthique. Le lieu où je vis, la façon dont j’organise ma vie, je les veux autant que possible en cohérence avec mes valeurs et mes besoins…