Trois bonheurs pour un samedi d’avril


un petit avion passe au dessus du donjon clocher de la Bastide de Villefrancehe de Rouerge

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2–3 minutes

Peut-être bien qu’il faut avoir l’œil. Avec les beaux jours, l’enfant intérieur n’a de cesse de partir en exploration. Alors il m’entraîne joyeusement et je cède sans honte à l’insouciance. Ce sont des cadeaux. Ils n’ont pas manqué aujourd’hui mais j’en ai collecté trois .

T’as vu l’avion ?

Était- il bleu ? Était-il blanc ? Je crois qu’il était vert et brillait dans le soleil. Petit avion survolant la ville avant de s’élancer au dessus du causse. Qu’a-t-il vu de la Bastide le pilote ? Avait-il près de lui un photographe cliquetant et haletant de joie ?

Approche toi de l’image si tu n’as pas vu. Il a passé si vite, sans bruit. Sur la place écrasée de soleil, une jeune femme donnait à boire à son chien. Un homme se penchait dans tous les sens. Mais comment le photographier ce clocher ?

L’avion s’est enfui quelle chance de l’avoir entraperçu !

On va à la fontaine ?

Ce n’était pas tout à fait le chemin prévu. Je l’ai déjà racontée et montrée cette fontaine. Lorsque je la retrouve c’est comme une escale en Italie. Avec la chaleur, l’eau a changé de couleur et des algues l’encombrent. Personne n’est descendu. Peu de monde au dessus.

Fontaine du Griffoul

Voilà un lieu qui donnerait l’envie d’être amoureux.

Quand j’ai quitté la place et passant par une ruelle adjacente, quelqu’un s’est amusé à me lancer de l’eau depuis sa fenêtre haute. Voilà une farce rafraîchissante !

Monsieur l’écureuil

Lui c’était ce matin. Depuis qu’il n’y a plus de chien dans cette maison, les petits animaux aiment à passer par le jardin. Le coq faisan, ses deux copines, foultitude d’oiseaux… Au tout début, en rentrant de promenade avec Galou nous avions surpris un chevreuil venu s’abreuver… des lézards forcément, une tortue probablement évadée ou abandonnée et même un soir d’été une genette… Je savais qu’il y a des écureuils vu que les noisettes ont toutes été confisquées l’an dernier. Il y a ici trois immenses noyers qui attirent du monde… Monsieur l’écureuil est venu juste sous la fenêtre de mon bureau. Lui non plus n’a pas demandé son reste. J’ai beau faire, ces manifestations de la vie sauvage ne me blaseront jamais.

Ecureuil

Et je me dis que pour mieux saisir ces instants, il faudrait que je me trouve un bon appareil numérique pour photographier de loin comme de près.

Et si tout ne fut pas forcément joyeux dans cette journée, ces trois moments là, je les retiens jalousement, délicieusement.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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