L’orage nous a déshabillés


un éclair dans le ciel

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1–2 minutes

Une chanson rythmée. Est-ce l’orage, est-ce l’amour ? Est-ce une autobiographie ? Une chanson où je n’oublie pas qu’à cinq ans je léchais les grêlons… mais ce que j’aime, c’est avoir tes yeux sur ma poitrine !


à écouter

Le texte

L'orage nous a déshabillés
Mon orgueil est enseveli
Les mouches molles de l'été
Se collent à mes rêves maudits

Il faudrait lors, que j'appareille
La voile déployée du sampan
Vers quelque monde où s'émerveille
L'amitié de mon goëland

Je ne laisse pas mespensées
Toutes les eaux ne savent laver
Les souvenirs désabusés
D'une enfance réinventée

Dans ce pays de zizanie
Où règnent les conformistes
Tirer seul le fil de sa vie
Subversif, devient l'altruiste

J'ai dans la peau mes dix-sept ans
Le jour où je devins trop sage
Je me suis noyé dans mon sang
Cogné aux plus sombres présages

Mon amour est seul dans sa chambre
Il a mis juillet en décembre
Et les cyclopes numériques
Lancent des jets électriques

Tune comprends rien à la chose
L'orage a dévasté les roses
Il faudrait que je sois sérieux
Que je vous fasse mes adieux

Tombée du ciel en avanie
La grêle lapida la prairie
À cinq ans le petit garçon
Léchait avide les grêlons

Tout fond tout passe et lasse
C'est ton petit cœur qui dépasse
Je veux tes yeux sur ma poitrine
Tes effluves par mes narines

Sur la rive de la confidence
Tu seras mon ami d'errance
Nous hisserons la voile ensemble
Puisque nos esprits s'assemblent

Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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