Qui ne risque rien n’a rien dit-on souvent. Est-ce le prix à payer pour la beauté ? Si j’observe les risques cachés du paysage dans lequel je vis, la main de l’homme n’y est pas pour rien. Savoir, savoir réagir… D’une situation particulière, des leçons pourraient-elles être tirées pour ne pas subir ?
J’ai découvert le site Géorisques
Voilà un site drôlement intéressant. Outre des informations générales sur les risques naturels et technologiques, il permet de disposer d’outils afin d’évaluer sa propre situation ou celle de toute adresse. Ça peut s’avérer pertinent au moment d’acheter, de vendre ou louer un bien. C’est pertinent également pour évaluer la situation d’une commune, orienter la stratégie…
J’ai soumis mon adresse et obtenu un rapport assez précis et détaillé même si j’ai noté que certains sujets mériteraient enquête.
Pour mon domicile, il met en avant comme risque premier, celui qui me fait le plus peur : le feu.
Les risques repérés
Les risques naturels

Les risques technologiques

Comme je n’identifie pas d’entreprise à part le petit barrage EDF, on peut se demander si le risque de pollution est lié à l’agriculture. La rupture de barrage concerne un barrage bien en amont et peut-être les conséquences pourraient être liées à la force par exemple d’un tremblement de terre qui engagerait sa rupture.
Quand je suis arrivé, un test de mise en sécurité avait été organisé par la préfecture nous invitant à une heure donnée de monter le plus haut possible en laissant nos affaires. Il était précisé que nous devions attendre un signal pour redescendre. Ce signal n’est jamais venu. En toute logique, je devrais depuis deux ans me trouver encore au sommet du causse…
Le feu

C’est le risque incendie qui est le plus fort ici. Les pompiers ne sont pas très éloignés mais le causse n’est pas forcément très accessible partout. Évidemment tout feu ou barbecue est interdit. Je n’utilise pas de machines pourvoyeuses d’étincelles et les abords de la maison sont proprement nettoyés.
L’argile


Le jardin sec en été montre comment la terre se fend quand il fait sec. La maison n’est pas exempte. Un mur est légèrement fendillé et le carrelage d’une pièce a aussi été fendu sous la pression. Par chance la maison n’a qu’un seul niveau.
L’eau

Le Lot coule pas loin. Outre les inondations directes, il peut y avoir des inondations par les nappes
La maison ne serait pas concernée mais il y a eu des inondations classées en catastrophes naturelles à 4 reprises :
- Inondations et/ou Coulées de Boue 03/12/2003 au 13/12/2003
- Inondations et/ou Coulées de Boue 17/05/1994 au 25/09/1994
- Inondations et/ou Coulées de Boue 13/05/1994au 25/09/1994
- Inondations et/ou Coulées de Boue 06/11/1982 au 19/11/1982
On voit que derrière cela peut supposer des difficultés de circulation au niveau du hameau pour aller vers la commune ou traverser le pont au dessus du Lot que j’ai déjà vu bloqué pour des raisons de sécurité. Ce qui veut dire, concrètement ne pas négliger d’avoir quelques réserves !
J’ai lu sur un autre point que dans son Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM), la préfecture a classé la commune à risque pour
les aléas et sous aléas comme les mouvements de terrain, les affaissements et effondrements d’origine naturelle (cavités souterraines), les tassements différentiels. Le vieux village escarpé pourrait être concerné, tout comme les zones avec des falaises qui bougent lors des gros changements de saison et laissent souvent de belles chutes de pierres sur la chaussée !
Avant même les affaires de planification, de réflexion collective, il nous manque une culture de l’information à propos de notre situation et une culture du risque afin de nous aider à mieux évaluer et prévenir les risques que l’on tend à oublier notamment quand le cadre naturel est magique !

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