Les fesses sur la pierre de Rosette, nous étions quelques unes et uns à écouter le blues des jazzwomen sous la torpeur du soleil brûlant. Rencontre étonnante de la compagnie A tu et à toi venue proposer une lecture sonore autour des noms féminins du jazz.
Fi’Jazz c’est Figeac en Jazz
Outre les concerts, j’en ai un très attendu demain, le festival offre divers moments et partenariats dont cette lecture offerte par la compagnie citée plus haut sous l’égide de l’association Lire à Figeac. Intelligence d’un « éco-système » culturel local qui sait unir ses forces pour mailler le territoire et relier les passants (touristes…) à celles et ceux qui vivent là.
La place des écritures

Je vous parle souvent de Figeac. J’ai deux amours, Villefranche de Rouergue et Figeac. Je vis entre ces deux pôles. À Figeac, magie de la place des écritures avec sa géante Pierre de Rosette. On est au pays de Champollion. D’habitude j’ose à peine marcher dessus, mais on pouvait s’y asseoir pour écouter le spectacle. Le soleil puissant aurait pu nous terrasser en ce jour caniculaire. Le pervers se glissant entre les murailles m’a délogé. J’ai changé de place pour rester à l’ombre. Les actrices ont tenu.
Les dames d’Agen
Céline Villalta a plusieurs cordes à son arc. nous l’avons aujourd’hui entendue lire, dire, mais aussi chanter ! et forcément sa voix se donnait aujourd’hui au jazz…
Estelle Baussier formait avec elle un duo complice et complémentaire.
Elles ont su affronter cette torpeur estivale de l’après-midi dans une belle attention partagée en proposant un spectacle justement syncopé…
L’évocation des femmes du jazz
Les textes lus, j’en ai reconnu certains mais je n’ai pas retrouvé la liste, avaient vocation à nous rappeler par la littérature le destin des grandes voix du jazz et de ces grandes musiciennes du jazz qui n’ont pas toujours été reconnues – c’est le cas de le dire- à leur juste mesure… Moment amusant et ironique lorsqu’on nous lu des extraits d’un ouvrage consacré à ces grandes voix féminines du jazz qui occulte ou minimise leur talent de musiciennes mettant en avant leurs histoires sentimentales, leurs déboires ou leur « rédemption » par la maternité… mépris des auteurs masculins…
Le bonheur des lectures à voix haute
J’ai souvent lu aux autres, aux enfants notamment. Pas tellement écouté de mon côté et je me dis que c’est pourtant un plaisir quand les lectrices savent mettre le texte en avant sans trop le théâtraliser, jouer des sons sans l’étouffer…
Les lectures publiques devraient se développer. Car les oreilles présentes, jeunes ou plus âgées, se sont toutes montrées attentives et accrochées. Un joli interlude.

Un mot en retour ?