La nuit tombe si vite


la nuit tombe vite sur le causse début septembre, on voit l'ombre envahir le plateau

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1–2 minutes

En quelques minutes l’ombre se déploie sur le causse. Sans lampe, pour ne pas se prendre les pieds dans les pierres, il faut vite rentrer. Un jeune couple était aux cazelles. Le garçon s’est senti un peu niais quand il a compris que je l’avais entendu depuis un moment imiter les moutons en hurlant. Un père au volant de son van avec ses deux enfants cherchait où dormir, il voulait « voir les étoiles ». La tête frisée du garçon qui rêvait d’aventure émergea. « Il faut marcher un peu ! » L’idée semblait déplaire au père. Je crois que j’ai croisé la laie dans les fourrés. Au village des gens partout. Sur la route des vélos sans lumière, fous. Et ce matin, de loin, j’entends encore de la musique pour débuter mon dimanche !


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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