La chienne


une chienne dans une rue perdue

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1–2 minutes

Elle m’a vu de loin. Elle s’est arrêtée. Puis elle est venue vers moi. Une chienne très vieille, très douce, très calme. Son regard était d’une tristesse impressionnante mêlée de bonté et de résignation. Elle a marché un moment à mes côtés sans rien quémander. Je lui parlais. Elle me regardait avec une profondeur bouleversante. Une vieille dame prise par l’arthrose. J’aurais voulu savoir si elle était abandonnée, je ne le crois pas même si on peut être abandonné chez soi, des siens. Je crois qu’elle serait venue avec moi. Une part de moi aurait aimé. Je lui ai dit qu’elle devait avoir sa maison, que je devais y aller. Elle m’a regardé comme si elle comprenait parfaitement et elle est repartie. Je ne l’oublierai jamais.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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