Puisque la semaine du 8 septembre 2025 sera forcément énervée en France avec l’actualité politique et sociale, le focus du moment se fera autour du journal. L’idée est de vous proposer des chroniques de la tangente heureuse. Depuis le pays de Rouergue, il s’agira avec distance, peut-être impertinence et si possible un peu de poésie, de regarder les évènements. Au delà du petit théâtre, chercher les liens possibles, voir ce qui pourrait s’imaginer en gardant l’esprit critique. Caustique ? Mais éthique ! Engagé ? Mais libre d’assumer une singularité.
La confiance ne se réclame pas, elle se gagne
On prête cette citation à un certain Marc Goldstein. Mais ce qui est ce type ? Personne ne le sait au juste et sur les Internets impossible de l’attribuer avec certitude même si on trouve un auteur ou… un urologue qui portent ce nom !
J’aime bien ce proverbe néerlandais « La confiance arrive à pied et repart à cheval. » mais dans l’affaire de la confiance gouvernementale dont on parlera demain, je crains que le départ ne se fasse à pied… Ou alors, comme dans les albums de Lucky Luke le départ pourrait se faire avec du goudron et des plumes…
Effectivement difficile de gagner la confiance quand le sentiment de trahison et le ressentiment dominent et que l’on demande la double peine à des gens pour qui la vie est déjà difficile tandis que d’autres continueront de voir leur patrimoine prospérer…
La confiance, elle est à retrouver en nous pas à attendre d’autrui.
Bloquons tout ?
Après le 8 septembre, on nous annonce le 10 avec le mot d’ordre de tout bloquer. La question est de savoir ce qu’est le Tout. Si nous sommes dans ce Tout, serons-nous bloqués à notre tour ?
Je croyais que nous avions besoin de mouvement, de liberté, de fluidité… de changement !
Si l’on nous a montré pas loin d’ici quelques dizaines de personnes se réunissant à Figeac, dans le secteur, c’est plutôt calme. Litote. Les uns et les autres ont fait leur rentrée, d’autres pensent à l’ouverture de la chasse le 14 septembre -chevreuils et bécasses planquez-vous ! – ou d’autres à leur difficulté de boucler le mois, de trouver un toubib, aux réparations à faire avant l’hiver… Dans mon petit village si paisible où les seuls migrants que j’ai croisés viennent de Grande-Bretagne ou de Belgique, les gens ont voté à 50% pour l’extrême droite au premier tour…
Petit théâtre
Dans la cour, comme des ombres, attendant leur tour, certains font déjà leur offre de service. Reste-t-il un vieillard disponible pour tenter de sauver la jeunesse malgré elle ?
D’autres disent qu’ils sont « le peuple ». On prétend que le peuple est souverain. Mais à titre personnel, je ne veux pas de souverain surtout quand les mots sont vides de sens et que la souveraineté de ma carte électorale a souvent pour ne pas dire toujours été détournée de son intention initiale.
Les affaires courantes
Quand il n’y a plus de gouvernement, quand on est bloqués, on dit qu’on gère les affaires courantes. Mais comment courir si l’on est bloqué ? Nous avons déjà vu que la roue des administrations continue pourtant de tourner.
La non décision est-elle une forme de sagesse ?
Se passer de gouvernement ?
La colère
La colère c’est une indignation qui n’a pas trouvé la possibilité ou la volonté d’agir. Mais le ressentiment appelle toujours le retour de bâton. Éviterons-nous d’ajouter de l’asservissement à l’asservissement ? Le pouvoir d’achat n’est pas une valeur. La réponse aux besoins en est une mais suppose que l’on s’accorde un peu sur nos besoins… et que l’on n’oublie jamais que ce qui peut sembler futile ou superflu comme l’art ou la poésie, restent des besoins aussi essentiels que s’alimenter ou être soigné·e de ses blessures.
Le patriarcat
Ce premier ministre qui on l’espère devrait être libéré bientôt, comme son prédécesseur en son temps, incarne à mes yeux ce patriarcat qui ne parvient pas à céder la place. Les allusions réitérées à la gestion du pays en « père de famille », ne renvoient pas aux heures les plus glorieuses de l’Histoire. Bétharram restera le symbole de cette vision rance et glauque d’un pouvoir qui pour rester ferme les yeux sur le pire.
On le voit aussi dans les tergiversations et le manque de courage à reconnaitre la Palestine. Ces tergiversations qui alimentent à bon compte l’antisémitisme affligeant où se complaisent certains…
Le patriarcat, je le relie exactement à tous ces vieux types qui s’accrochent à leur pouvoir, ne savent ni le partager, ni le céder alors que l’honneur de tout détenteur de pouvoir c’est de le partager, de le déléguer en montrant justement sa confiance dans l’autonomie individuelle qui est si belle quand elle s’exprime dans la coopération plutôt que dans la compétition.
Jeunesse
La jeunesse n’est pas un âge mais un état d’esprit. Elle n’ose pas s’exprimer. Nous la refoulons en laissant la peur nous commander. Il faudrait pourtant si peu de choses…
Voilà, pour commencer j’ai posé quelques balises. Il y aura donc chaque jour de la semaine un article, une chronique, un édito… qui sait un poème ou une chanson.
Adelphité !


Un mot en retour ?