Pas si éloigné de Cajarc, sur son éperon rocheux, Calvignac domine la vallée du Lot. Hier, une lagune tropicale s’étendait là. Dans cet espace protégé, le petit village est un de ces lieux où j’aime maintenant revenir.
Revenir aux différentes saisons
C’est un des premiers villages que j’ai pu découvrir dans la région. En arrivant sur le vaste espace avec son point de vue qui domine la vallée, j’ai ressenti ce pincement au cœur parce qu’on venait là de temps en temps avec Galou et j’avais peur qu’il ne se mette en danger. C’est dans ces moments qu’il manque.
Il faut venir ici aux différentes saisons. Quand il fait beau et qu’on voit loin, quand il pleut et que le rocher est battu comme la proue d’un navire.
Site géologique, avec son parcours pédagogique, on peut rêver au temps où la lagune tropicale s’étendait devant. Les dolmens présents dans le coin rappellent que les ancêtres se sont installés tôt. Le village porte ensuite toute son histoire et celle des guerres qui traversèrent la région. La population de plus de 700 habitants vers 1850 connut l’exode. Aujourd’hui, si les chiffres remontent, ils sont moins de 250.
On se demande comment tout ce monde tenait même si l’habitat est dispersé. Le village est serré. Passages étroits, escaliers. Il n’y a pas de commerce, pas d’école, mais une mairie immense marque l’époque où le village fut plus important.
Surtout, j’aime que le lieu ne fasse pas trop « musée » ou village trop léché et figé pour les touristes dans une carte postale un rien mensongère comme Capdenac le Haut ou St Circ Lapopie.
Toutes les maisons ne sont pas occupées, certaines seulement l’été, d’autres sont retapées.
J’aime commencer par le village puis descendre jusqu’à la rivière et refaire le tour. Les courageux ont mille chemins de randonnées pour les conduire loin dans le Quercy.











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