Voici une petite chanson dédiée à mes enfants qui ne sont pas nés.
Les paroles
J’ai dit souvent que ça n’avait pas d’importance
J’invoquais alors ma propre enfance
Ou bien les risques de l’avenir
Une façon d’éviter de le dire,
Toi mon doux petit garçon
Dont je ne connais pas même le prénom
Toi la petite fille tranquille
Peu importe chocolat ou vanille
Si c’est vrai que vous n’êtes pas nés
Par hasard ou par nécessité
Si pour les gens vous n’existez pas
Pourtant c’est sûr je vous porte en moi
J’aurais été le meilleur des pères
Du genre que tout enfant espère
Je vous aurais raconté des histoires
Et toujours rassuré dans le noir,
Je vous aurais appris à lire,
Et le vélo ça va sans dire,
J’aurais soigné vos écorchures
Et surveillé la moindre blessure
Nous serions partis en voyage
J’aurai porté votre bagage
Je vous aurais appris des chansons
Nous aurions chanté en canon
Je vous aurai laissé choisir
Votre vie et votre avenir
Et vos amis et vos amours
Accompagnant votre parcours
Vous auriez pu vous réfugier
Si le chagrin, ou le manque d’amitié
Venaient à bousculer votre espoir
Peu importe le matin ou le soir
J’aurais été un père maternel
Tendre et respectueux, fidèle
Attentif et toujours bienveillant
Certainement jamais violent
Mais voilà que vous n’êtes pas nés
Je ne peux que vous imaginer
Forcément les plus beaux du monde
Venez, je vous serre une seconde…
Dans mes bras
Mais voilà…
Nombreux parlent de l’instinct maternel, du besoin absolu d’être mère. Ça se discute. Il existe aussi parfois ce besoin étrange d’avoir des petits à soi, quand on est un homme et que les circonstances ont fait que vous n’avez pu que vous occuper un peu de ceux des autres, mais sans lien… Ainsi va la vie !

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