Un essai. Les mots, l’espace. Avec le numérique, il faut coder pour que les mots se placent là où je leur demande. Un poème de fin de journée, après la forte chaleur, quand l’odeur d’herbe sèche remonte du jardin dans le battement des ailes des oiseaux.
Dolente, indolente
Le soir
J’ouvre la grande fenêtre sur le jardin
Je voudrais
Que les oiseaux m’emportent
Oiseau
Quand j’aurai passé le cap de la mort
J’aimerais
Devenir oiseau
Mais
Je ne serai pas même
un Trait
fugitif
Un songe
que la fille agacée
repoussera
d’un air distrait
Éphémère
un Rai de lumière
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