Poème pour A. dans son hôpital


Feuilles

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1–2 minutes

Il y a des personnes qui comptent pour vous plus qu’elles ne l’imaginent elles-mêmes. Et l’épreuve aussi banale qu’implacable vient les priver de la liberté première, de pouvoir aller bien. Comme on aimerait alors disposer de supers-pouvoirs. Et je ne peux que penser à toi A.


Voilà

Ce soir il n’y aura rien
Parce que je pense à ta tristesse
Le soleil qui vient n’a pas su te consoler
Mes mots tournent en rond
Et je suis impuissant

Tu es dans cet hôpital, là-bas
Avec ses rituels, ces attentes, ces interdits
Peut-être ces bruits dans le couloir
Puis le silence

Quelque chose de monotone
Et cette guérison qui tarde
Tout cet espoir devenu fade

Je ne peux te sauver
Tu ne peux te sauver
Il faut que le temps répare
Et que les blouses blanches
Sachent avec patience attendre
Ton éclosion

Car je t’attends
Je t’attends pour que tu vives
Pour le bol de l’amitié
Ton chien dans nos jambes
Et nos bavardages pour toucher la chance
Du bonheur futile
Et indispensable

Voilà la vérité

Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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