En entendant hier passer les hélicoptères, j’ai compris qu’il n’y avait pas de quoi se réjouir. Le feu à cinquante kilomètres d’ici. Plus que la peur, une sorte de tristesse lourde et sourde. Ce pays est si fragile. Derrière la maison, il suffirait de peu pour qu’un drame survienne et la zone serait difficile d’accès. Les annonces d’orages prévus bientôt s’estompent. Il faut transformer la peur en vigilance, en patience, en attention. Dans une heure, je fermerai les volets.
La peur du feu

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
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