Dans notre tanière


Dans notre tanière

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2–3 minutes

Quoi une série Netflix avec plein de bons sentiments ? Je revendique avoir aimé « Dans notre tanière ». Série japonaise, drama « grand public » de 2024 qui reprend les clichés du genre, elle présente pourtant un portrait plus nuancé qu’on pourrait le penser des relations interpersonnelles.

Entendre parler japonais

Il y a la langue et la série n’est heureusement pas doublée car c’est un bonheur d’avoir dans l’oreille les intonations nipponnes.

Il faudra que je prenne le temps de découvrir le Japon avant de mourir.

Il y a le quotidien d’un pays comme on le dit volontiers partagé entre modernité et tradition. La laideur y côtoie le sublime. L’administration très présente parait bureaucratique, l’organisation précise.

Certains personnages semblent très seuls. Le personnage du grand-père comme de l’ambigu personnage qui apporte son aide à la sœur… et pourtant, ils cherchent à créer des liens et savent se montrer généreux.

J’aime qu’on nous fasse entrer dans les maisons, les cuisines. Nous pénétrons dans les chambres, nous découvrons l’importance de l’alimentation. Les smartphones et les laptops ne sont jamais loin. On voit les étranges automobiles. J’ai appris qu’au Japon la route est peu accidentogène et qu’on y roule beaucoup moins vite que chez nous… Avantages et inconvénients de l’inhibition quand celle-ci régit la vie.

La question du devoir

Ce qui est étonnant dans cette série, c’est sa capacité à aborder les sujets en dépassant malgré tout le manichéisme. Les personnages traversés de doutes, nous font douter aussi.

Plusieurs thèmes se mêlent : celui terrible du machisme, du pouvoir masculin et des violences conjugales. Celui de la protection de l’enfance, du handicap. Celui des liens fraternels et celui du sacrifice. Et même en creux celui du suicide…

Une histoire d’orphelins. Une sœur aînée a abandonné ses frères pour aller se mal marier. Son attitude peut nous faire douter mais elle va apprendre à remercier les siens et prendre sa place en s’émancipant de son tortionnaire.

Un frère puîné qui a sacrifié ses ambitions personnelles pour protéger le benjamin autiste, lequel va lui donner l’énergie pour se libérer au final.

Des personnages secondaires en quête d’empathie, de liens, empêtrés dans leurs maladresses démonstratives et le personnage du petit enfant et de sa résilience insufflant l’espoir à tout le groupe.

« On est du même troupeau » dit le jeune autiste pour marquer le sentiment d’appartenance. Mais autour du troupeau familial se greffent des liens inattendus.

Alors on s’attache aux personnages malgré les invraisemblances du récit. La musique souligne un peu trop les affects mais les temps de silence, de méditation, les regards parviennent à donner une dimension poétique à la série.

Dans notre tanière avec :Yuya Yagira, Ryota Bando, Asuka Saito, Tasuku Sato, Hayato Kakizawa, Noriko Iriyama, Taiiku Okazaki, Takumi Ozaki, Masaaki Hirai, Yusaku Mori


Et si je me moque de moi même à me laisser prendre par ce type de séries bourrées de bons sentiments, je sais qu’elles sont aussi révélatrices d’un besoin dans le public, notamment après le COVID et dans un monde incertain, de développer les liens, de retrouver l’empathie et de replacer l’humain et ses aspirations au centre, un humain à la fois reconnu dans ses différences et dans son besoin d’adelphité et de solidarité pour surmonter les épreuves.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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4 réponses à « Dans notre tanière »

  1. Avatar de irisdessine

    @vbreton Oui, il est très mignon ce film 🥰

    1. Avatar de Vincent Breton

      😉

  2. Avatar de irisdessine

    @vbreton Petit souci avec ton lien, il mène à un fluxRSS (un gros fichier json), et non ton article.

    1. Avatar de Vincent Breton

      en rechargeant la page, ça doit redonner le bon fichier, c’est le cache qui a servi le json avant le html, je viens de tester chez moi c’est ok 😉

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