Soudainement nous nous retrouvons face à face. Dans les commerces, plus de file d’attente. Les rues de la sous-préfecture étaient vides hier après-midi alors qu’il y a peu il fallait se frayer un passage. Les visages de celles et ceux qui vivent là à l’année semblent se reconnaître et le quotidien plus calme s’impose. Sentiments mélangés des retrouvailles et nostalgie déjà des fêtes de l’été. Comme une fin de comète, il reste encore des concerts, des événements mais plus rien à voir avec l’agitation de ces derniers mois. Plusieurs commerces sont fermés cette semaine, même le cinéma local. Ce pays a deux visages. Il n’est pas le seul. Quelques retraités profitent de la saison plus douce pour partir. Les écoliers vérifient ce qui leur manque pour la semaine prochaine. Les chasseurs commencent déjà à énerver les chiens, il reste moins de deux semaines avant la peur pour mes amis les chevreuils. Et les gens de la ville ? Ils sont à leurs affaires, pressés sans doute. On pense à eux, pensent-ils à nous restés dans la carte postale ?
Quand les touristes partent

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
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