Les chansons douces d’avant


Micheline

·

1–2 minutes

Une petite amuserie sans conséquence

Les paroles

Ô les chansons douces d’avant,
Ô le passé réconcilié
Au velouté de ton chant
Et de tes longs cils recourbés

La voiture glissait dans l’ombre
Les tourterelles chantaient en nombre
Ta voilette voletait
Sous le souffle du vent léger

Arrivés trop tôt à la gare
Sur le quai tendre de ton départ
Toutes les promesses ajoutées
Et les provisions de baisers

Pour le train qui s’éloigne enfin
La micheline dans la vallée
Et tous mes sanglots ravalés
Ton parfum resté sur ma main

La maison vide au crépuscule
Je laisse tomber l’opuscule
Sur la table est restée la pomme
Rouge et déjà je somnole

Ma tête est toute enturbannée
De rêves niais et surannés
Je crois bien m’être enrhumé
En allant t’accompagner

Demain j’écrirai une lettre
Pour dire que j’attends la tienne
Le facteur saura s’amuser
Me donnant ta lettre en dernier

Mais toi dans ta ville lointaine
Garderas-tu l’allure hautaine
Pour laisser au loin éloignés
Tous ces prétendants trop soignés

Moi qui ne suis qu’un paysan
Ayant peu de littérature
Je pense que très sûrement
Tu préféreras l’aventure

Je ne trouve pas le sommeil
À la fenêtre la lune veille
Sur mes soupçons d’enfant gâté
Nous sommes à peine fiancés

Ô les chansons douces d’avant,
Quand on attendait le courrier,
Lorsque nous avions le temps,
Impossible de s’impatienter…


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI

dernières publications

Les commentaires

Commentez, ou publiez une réponse sur votre blog (avec un lien vers cet article) ou sur le Fediverse (Mastodon, etc.) : elle apparaîtra ici.

Un mot en retour ?

Vous souhaitez citer cet article sur votre site ? Indiquez simplement votre lien ici.