Une petite amuserie sans conséquence
Les paroles
Ô les chansons douces d’avant, Ô le passé réconcilié Au velouté de ton chant Et de tes longs cils recourbés La voiture glissait dans l’ombre Les tourterelles chantaient en nombre Ta voilette voletait Sous le souffle du vent léger Arrivés trop tôt à la gare Sur le quai tendre de ton départ Toutes les promesses ajoutées Et les provisions de baisers Pour le train qui s’éloigne enfin La micheline dans la vallée Et tous mes sanglots ravalés Ton parfum resté sur ma main La maison vide au crépuscule Je laisse tomber l’opuscule Sur la table est restée la pomme Rouge et déjà je somnole Ma tête est toute enturbannée De rêves niais et surannés Je crois bien m’être enrhumé En allant t’accompagner Demain j’écrirai une lettre Pour dire que j’attends la tienne Le facteur saura s’amuser Me donnant ta lettre en dernier Mais toi dans ta ville lointaine Garderas-tu l’allure hautaine Pour laisser au loin éloignés Tous ces prétendants trop soignés Moi qui ne suis qu’un paysan Ayant peu de littérature Je pense que très sûrement Tu préféreras l’aventure Je ne trouve pas le sommeil À la fenêtre la lune veille Sur mes soupçons d’enfant gâté Nous sommes à peine fiancés Ô les chansons douces d’avant, Quand on attendait le courrier, Lorsque nous avions le temps, Impossible de s’impatienter…
Un mot en retour ?