Il pleut à l’aube. Il pleut doucement, une pluie timide et pingre. Il pleut avec parcimonie. Une pluie radine. Mais on se contente de peu. Il reste encore de la moiteur partout. Le soupçon de brise, fenêtres ouvertes, ne parvient pas à nettoyer ces restes de canicule agglutinés. Et je découvre que toutes ces semaines, c’est mon propre corps qui a accumulé cette chaleur et ne parvient pas à s’en débarrasser. À la différence des jours précédents où le matin était silencieux, des corneilles se font entendre dans des disputes à flanc de collines. Kraa kraa ! Joie ou colère ?
Alors ça pleut !

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
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