La presse locale fait son boulot. Après la sinistre affaire de Carcassonne, La Dépêche et Made In Perpignan ont relaté la façon dont sciemment la police harcèle les SDF à Perpignan.
Un article en accès libre.
Je vous invite à le lire, tout y est donné par le détail. On comprend comment la police municipale est mandatée par la mairie et revendique harceler les SDF. On lit heureusement que le procureur rappelle qu’être sans domicile fixe n’est en rien un délit. Mais il y a de quoi être glacé.
Soyons honnête, ce type de posture n’est pas l’apanage de l’extrême droite. Je me souviens comment étaient traités les SDF dans une commune du 92 où je vivais il y a trente ans.
Se retrouver dans la rue
Anne Sylvestre chantait ça il y a bien longtemps : « se retrouver dans la rue, pas difficile ».
En l’écoutant je me demande ce qu’est devenu ce garçon que j’avais rencontré hum, il y a un moment, au bord du canal St-Martin, vivant dehors après avoir été mis à la porte par ses parents. Il a vécu quelques temps à la maison. Puis il est parti un beau jour, mais il m’avait appris beaucoup sur sa vie. Il vivait la nuit, moi le jour. Je lui laissais l’appartement pour aller travailler, il n’a pas piqué une petite cuillère ! Et il chantait fort bien Mozart !
Une police nationale
Et je me dis que peut-être, une police qui ne dépendrait pas des municipalités, mais une police nationale unifiée, républicaine et contrôlée, éviterait ces dérives.
Une police avec des gardiens de la paix, qui connaîtraient les gens, sauraient faire du lien et même appeler les dispositifs d’aide, ça aurait une autre allure.
Que des personnes puissent voir d’autres humains comme des objets, du mobilier déplaçable. C’est totalement glaçant.
Il va vraiment falloir que l’on repositionne le curseur républicain et citoyen du côté de l’humanisme. Ça n’a rien à voir avec de l’angélisme. Des personnes qui ont vécu longtemps dehors peuvent avoir même des difficultés à se stabiliser entre quatre murs. Ce n’est pas pour ça qu’il n’y a pas de solidarité à avoir.
Cette situation épouvantable des personnes sans domicile, est à croiser avec ce chiffre terrible : environ un quart de la population sans domicile fixe née en France est composée d’anciens enfants placés autrefois à la DDASS devenue l’’Aide sociale à l’enfance (ASE). Les femmes sans domicile sont également très nombreuses.
Ce n’est pas l’extrême droite qui les aidera.

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