Pour la rubrique des curiosités numériques de ce site, on me propose souvent des blogs ou des sites intéressants et j’apprécie. Petit ennui, c’est qu’ils ne sont pas tous sécurisés et nous font parfois manger des cookies de force et même sans bannière de consentement ni la moindre page de mentions légales. C’est un peu ennuyeux bien qu’on puisse configurer son navigateur pour se protéger partiellement.
À la découverte d’un joli site mais…
Parfois pas de cadenas dans l’adresse et d’ailleurs mon navigateur commence par me demander si je veux vraiment y aller. Il m’arrive de m’arrêter là.
Et c’est logique, pas de cadenas pas de certificat (SSL ou secure sockets layer pour les intimes). Un tel certificat assure que le protocole qui chiffre les échanges entre le navigateur de votre visiteur et votre serveur a bien été mis en place pour les sécuriser. Sinon toutes les données qui transitent , les données d’un formulaire de contact, des informations personnelles etc., circulent en clair sur le réseau, lisibles par quiconque les intercepterait. Je ne vous parle pas des ennuis pour un site commercial qui récupère des données bancaires. Avec le protocole SSL, ces données sont chiffrées et illisibles pour un tiers.
Chez la plupart des hébergeurs ça coûte 0 euro à installer et ça se fait en cinq minutes. C’est le minimum.
Qui parle et d’où ?
J’ai tout à l’heure mis en ligne un lien vers une plateforme intéressante qui n’installe pas de cookie mais n’est pas très au clair avec la réglementation. C’est une plateforme associative qui veut préserver l’anonymat des auteurs comme des lecteurs. Un peu comme un réseau social, la plateforme dispose du mail des auteurs, lequel permettrait en réalité de les retrouver… Là où ça risque de coincer, c’est en cas de litige ou de requête si un texte dérogeait à la Loi…
Pour un site web, il faut un directeur de la publication. C’est très chic, vous pouvez m’appeler Monsieur le directeur. C’est une responsabilité juridique. Comme pour un journal papier.
En France, la loi pour la confiance dans l’économie numérique impose à tout éditeur de site (peu importe si c’est une personne privée, un professionnel, une agence) d’identifier clairement le responsable de la publication. On n’est pas obligé de mettre son adresse personnelle en clair. Pour un site personnel, un pseudonyme peut suffire, à condition que les coordonnées réelles soient conservées par l’hébergeur dont le nom doit être cité quelque part. Il pourrait les communiquer aux autorités si nécessaire.
Il faut savoir où le site est hébergé, notamment pour la question de la protection des données. J’aime bien quand le site est hébergé en France ou en Europe.
Les cookies, on demande avant !
Nombreux sont les sites à utiliser des cookies : pour des statistiques, des boutons de partage, de la publicité, lorsqu’on insère une vidéo YouTube, un partage vers Facebook…
On voit des sites parvenir à les éviter, même les « nécessaires au fonctionnement » (tu parles).
Mais peu importe : il faut informer les visiteurs avant de les déposer, et s’assurer de recueillir leur consentement.
Pas seulement pour une histoire de loi, même si c’est la loi. Mais c’est d’une certaine façon une question de politesse . La CNIL est très précise sur ce point et met à disposition des ressources accessibles. C’est comme pour les abonnements : il faut s’inscrire, confirmer et on doit pouvoir se désinscrire d’un clic sans devoir envoyer une lettre en recommandé comme j’ai dû le faire au marchand de croquettes (médicales) du chien.
Si le site n’utilise aucun cookie, il n’a aucune obligation d’afficher une bannière.
Mais encore une fois, on demande avant de les déposer et on essaie d’être précis. J’ai pour habitude de refuser les statistiques de Google… et si on me les impose de force, une rage inextinguible s’empare de moi. Si, si !
Je n’apprécie guère non plus voir de la publicité débarquer…
Il faut aussi qu’on sache combien de temps sont conservées les données. Si besoin, on doit pouvoir récupérer ce que le site stocke nous concernant et en demander la suppression. Il y a des limites quand on a fait un achat par exemple. On doit savoir si ces données sont confiées à des tiers etc.
Il existe des sites pour tester la conformité :
https://themarkup.org/blacklight est un outil indépendant très clair.
Pour celles et ceux qui tiennent un site, attention aux outils commerciaux qui chercheront à imposer une solution payante alors qu’il en existe de gratuites…
À titre personnel j’aime bien que le site ne soit pas trop lourd mais c’est une autre histoire…
Grincheux ?
Non, je fais pas mon grincheux. Mais quand je voyage sur la toile (ça se dit encore ça ?) , j’aime bien savoir où je mets les pieds.
J’aime bien savoir aussi qui me parle et que je ne me retrouve pas dans une boutique d’extrême droite ou chez un marchand de fake.
Après je ne fais pas la police même si je râle si c’est un service public… mais concernant certains sites vraiment intéressants, je trouve juste dommage qu’ils ne prennent pas cinq minutes pour régler ces petits soucis.

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