Certaines se cachent pour fleurir


Eglantier

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1–2 minutes

Le matin dans l’herbe, la rosée mouille joyeusement les pieds nus. À l’ombre du causse, la buée nocturne de la rivière protège les oiseaux. À six heures, ça chante encore dans les arbres. Le ciel se dessine déjà dans son dur bleu d’acier. La chatte a joué courant partout. Elle a raison. Il faut changer nos habitudes. Être du matin et du soir. Il faut fleurir caché et n’oublier personne. Les vieillards sont dehors, les enfants dorment. Un chien aboie ? Non, un chevreuil. Un chevreuil sous le chèvrefeuilles ? Une ombre a bougé. Il est parti. Ce qui frémit ? Un lundi.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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