Une panne mondiale survenue hier. Ce si fragile Internet peut donc se bloquer, s’effondrer comme un château de cartes et soudain voilà des populations entières désemparées. Et l’on feint de ne pas savoir qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.
Trois fois moins de visiteurs
Je n’avais pas pris garde. Le site ici a fonctionné très bien. Il n’est pas lié aux géants du Web, il est hébergé en France…
Mais j’ai bien vu, du côté de l’hébergeur que les visites avaient soudainement chuté. Désaffection soudaine ? Boycott ?
Que nenni : il semble que la pagaille mondiale ait eu des effets sur les recherches.
Celles et ceux qui fréquentent le site « directement » n’ont pas connu de souci mais on dirait bien que les recherches externes aient connu une chute…
Rien de grave pour moi, sauf si j’avais eu un site marchand, alors mes ventes auraient été moindres…
Indépendance numérique
Je ne sais pas comment il faut le chanter et que ça passe dans les esprits : quand on voit que des institutions confient encore leurs données et leurs échanges numériques aux géants du Web, il y a de quoi tirer la sonnette…
Car ce n’est pas juste une hérésie idéologique (on le comprend après avoir vu comment Apple, Amazon,Microsoft, Google, Facebook and Co sont venus prêter allégeance au président américain… ), c’est aussi une dinguerie technique.
Il n’y a pas eu besoin d’une cyberattaque pour que ça bloque nous dit-on. Ou ne nous dit-on pas car le jour où il y en aura une sérieuse, tout sera fait pour ne pas l’éventer… Non, juste un souci technique… peut-être même une erreur humaine…
Tiens ça me rappelle les débuts des sites Web, où un responsable dans une très grande institution que je fréquentais, fermait le site tout le week-end en quittant le bureau, jusqu’au lundi matin… Clac !
Sauvegarder… l’humain et le papier ?
Un jour, il y aura une plus grande panne que les autres. Peut-être que les banques seront bloquées, les salaires ne seront plus versés, l’électricité même coupée… Avec chance, les drones tomberont aussi en panne et les satellites militaires zigzagueront paumés dans le ciel…
Non seulement l’économie sera bloquée, mais nous n’aurons plus accès à nos propres données.
Remarquez en temps « normal », on comptait déjà en 2022 2,7 milliards d’habitants de la planète qui n’avaient strictement jamais accès à l’Internet. Je doute que le chiffre soit tellement plus bas aujourd’hui…
On voit déjà la panique quand le terminal des cartes bleues est bloqué dans un magasin…
Alors outre le fait qu’il faudrait peut-être se pencher un peu mieux sur les tuyaux et les infrastructures, peut-être aussi, devrait-on prendre soin de ne pas laisser nos vies entièrement numérisées.·
Ce sera très amusant quand nous verrons l’humanité incapable d’effectuer des tâches simples confiées ou déléguées à « l’intelligence artificielle »… qui effectuera (à quel coût ?) ces tâches, mais sera incapable de se réparer toute seule le jour de la grande panne…
Et d’ailleurs ce serait intéressant de se demander chacune et chacun : tiens, à quoi je n’aurais plus accès le jour de la panne Internet ? Quelles données vont me manquer (ou pas ?) comment je vais pouvoir me dépatouiller…
Faudra que j’expérimente ce que ça ferait quelques jours sans Internet…
Mais n’ai-je pas connu cette époque ? Comment faisions-nous déjà ?


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