Je m’étonne moi même de l’attachement intime qu’on peut avoir avec un lieu découvert depuis si peu de temps. Hier soir, comme une lancinante antienne, aux limites du ressassement, il y avait ma crainte : »Pourvu que… » Pourvu qu’un idiot ne vienne pas faire un feu par ici. Pourvu qu’aucun marcheur de Compostelle ne jette son mégot. Hier soir, les brebis n’étaient pas là. Je n’ai vu aucune bête. Seulement le soleil qui se couchait et la lune rousse qui prenait son service. Un de ces soirs, je resterai là haut la nuit. Mais on m’apprend que c’est mercredi avec 42° au programme. Belle journée !
Le causse sec

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
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