L’écœurant goût dans la bouche, mêlé d’écorce et de plastique brûlés, nous a accompagné hier. Quelque chose d’âcre où je sentais le poil fauve et les chairs des bêtes calcinées. Soudainement si proches du feu pourtant à plus de trois-cents kilomètres d’ici, impuissants et compatissants, fermant nos fenêtres, espérant la pluie et regardant le causse avec inquiétude. Nous voilà. Nous voilà dans cet été meurtrier. Double ration de thé pour tenter d’apaiser la toux. Pourvu que les hommes passent plus de temps à agir qu’à se disputer. Si la bêtise pouvait fondre avec le feu… Dimanche ne sera pas un jour de repos pour toutes et tous. Je regarde le ciel qui garde son eau, l’Avare ! Seul le coucou chante ce matin et la chatte s’est sauvée…
Un goût d’écorce et de plastique brûlés

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
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