Tout à l’heure au volant, j’entends son nom à la radio : Sam Sauvage. Et me revinrent en tête nos échanges il y a un bon bail sur Instagram. J’en regretterais d’avoir supprimé le compte. Pour la joie de la découverte et son incroyable gentillesse, cette réelle élégance de l’attention à l’autre. Pour le talent, je ne m’étais pas trompé.
Cette joie dans l’expérimentation
Je n’aime pas le terme de surdoué. Ce garçon je le vois comme un autodidacte têtu avec des velléités de polymathe. Une soif optimiste du monde, un talent dans sa capacité à observer le meilleur de l’humain, une capacité à rallier les enfants et les vieux, une générosité dans la reconnaissance, une lucidité et une rare capacité à vivre intensément le présent.
La peur de l’ennui, c’est la peur du conformisme qui pousse à essayer, à explorer sans jamais se renier.
Tout à l’heure, j’ai entendu à la radio qu’il allait faire quelque chose, sa carrière avance, elle avance comme il faut, traçant joli sillon. Et les textes qu’il invente, redonnent confiance en l’avenir de la chanson intelligente si on en doutait.
Je ne fais guère la promo de YouTube, mais sa chaîne est là et vous permettra de découvrir ce qu’il fait si vous ne connaissez pas.
La chaîne ⟶ https://www.youtube.com/channel/UCE-R9lA6FqPZ1uHiFyup6oA
Il y a mille choses, je me souviens de ce couplet aux « mamans solos » https://youtube.com/shorts/SvS-AOE-KRc?si=rG0vZwksZgD4K_-R qui en creux désigne la faille où le jeune poète puise la source de sa sensibilité.
Tout me plaît tant que je ne m’ennuie pas
La phrase est glissée au détour de l’interview il y a quelques temps sur Inter.
Et comme j’aime cette curiosité mêlée non pas d’impatience mais de besoin de pouvoir faire dans le flow, d’élargir l’horizon, d’aller chercher de l’inattendu.
Il faut que je trouve plus encore de sa musique et il me plaît beaucoup de savoir que je pourrais trouver consolation dans les paroles, l’esprit et la grâce de ce baladin aux cheveux fous. Les uns évoquent Bashung, si le registre est différent, j’ai un peu pensé à Higelin père et un cousinage avec Arthur H. plus sombre…
Et puis je tiens secrètement en moi, la fierté d’avoir décelé le bougre avant que personne n’en parle encore et cette certitude d’un joli talent. Bonheur qui fait du bien quand ceux que j’écoutais hier disparaissent tour à tour…

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