Une dette de sommeil


Terre fendue par la sécheresse dans le jardin

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1–2 minutes

J’ai dormi tout mon dimanche et cette nuit encore. Il parait que ce matin le feu approche de Paris. Des cyclistes s’épuisent dans le Tour de France devenu un imbécile lieu de torture. Il y aura le défilé, le football : feront-ils diversion ? Des vieillards meurent discrètement oubliés par leur famille. Les centrales nucléaires ne parviennent plus à se refroidir. L’eau va être rationnée. Les récoltes seront mauvaises. Nous restons dociles. Il faut tenir. Alors j’ai dormi dimanche, mais cela ne suffira pas. Il va falloir que je répare le corps qui se délite et s’assèche comme la terre du jardin qui se fend. La lucidité doit dépasser le ressentiment. Chacune, chacun sait que la fatalité n’est pour rien dans ce que nous vivons. Dette de sommeil, dette d’inaction. Il manque une voix généreuse, humaniste. L’heure des poètes approche. Ce seront les seuls capables de transformer la tristesse en espoir. Et chacune, chacun peut s’engager en poésie. Tenez, c’est votre lundi ! Qu’en ferez-vous ? Qu’en ferons-nous ?


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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Une réponse à « Une dette de sommeil »

  1. Avatar de ana nb

    @vbreton

    " L’heure des poètes approche. Ce seront les seuls capables de transformer la tristesse en espoir " et l'espoir en révolution

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