Des feuilles ont brûlé. Les fleurs peinent à venir. L’hydrangea n’est pas le seul à souffrir. La prairie est sèche, le noisetier est grillé, les branches basses des noyers flétrissent. Le matin, pas une goutte de rosée. Les nuages ne font que passer, indifférents. Je ne peux arroser qu’avec parcimonie, laisser un peu d’eau pour les oiseaux. Un chevreuil qui doit passer la nuit vide la gamelle. Les paysans puisent dans le Lot. La préfète n’a pas déclenché l’alerte. Je regarde le causse roussir et mon inquiétude marmonne. Faudra-t-il renoncer à fleurir la terrasse ? J’ai des pensées recuites pour un vendredi sec. Je me voudrais marchand de prudence comme mon grand-père lorsqu’il s’inquiétait. Prenez soin de vous !
Et maintenant la sécheresse

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
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Les commentaires
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2 réponses à « Et maintenant la sécheresse »
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@vbreton on se sent bien impuissant.e.s face à la nature qui se meurt 💔
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pourvu que les humains n’en rajoutent pas en étincelles, en feux imprudents, en mégots jetés… la sensation est douloureuse 🙁
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✍️ Écrit par un humain
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