Elle

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1–2 minutes
Six heures à peine
Ce silence de coton
Cette lumière qui passe sous le volet
Qui danse son arpège au jardin ?
C’est une amie si longtemps attendue
Qui partout a mis son linge immaculé
Elle a le cœur peuplé de contes
Elle va vierge et nue
Ses fleurs sont en cristaux
Pure, elle unifie le Monde
De sa blanche vérité
Là glissent des traîneaux
Impassibles et doux
Si belle est cette reine qu’elle laisse muets les oiseaux
Des sorbets tendres pour ta bouche
J’en charge mes vaisseaux
Un dessin qui enveloppe toute violence
Car ses desseins sont sortilèges
La douce surprise qui apaise
Bonjour la neige !
Qui souligne tes lèvres de fraise
O mon amour et sur ta fièvre

Reste un instant
Qu’aucun pas ne signe ton linceul
Mon amie, j’ai des avalanches
De la tendresse pour tes branches
Je viens fondre dans tes hanches
Que rien ne bouge ni ne signe
L’horizon ne se devine plus
Je ferme tes paupières Ma
belle et si douce inconnue
Survenue
Bientôt disparue !


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