Musée Henri Martin. Une escale apaisante à Cahors

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Le Musée Henri Martin de Cahors
2–3 minutes

Pour consoler d’une journée trempée, rien de mieux que l’apaisant musée Henri Martin de Cahors. Loin des vieux lieux poussiéreux qu’étaient autrefois les musées de province, voilà une maison où bien accueilli,la curiosité fera revenir.


Accueilli, conseillé avec un échange chaleureux jusqu’au départ…

Les plus anciens ont connu les accueils tristes où l’on vous donnait en soupirant votre ticket à voix basse. Les planchers grinçaient, les pièces sentaient l’humidité et il fallait dénicher l’œuvre intéressante parmi les croûtes des peintres académiques locaux.

Ici, j’ai aimé être accueilli avec hospitalité et l’échange à la sortie était chaleureux. On voulait savoir si j’avais aimé et si j’avais été heureux de la visite.

Apaisante et lumineuse

J’avais traversé la ville sous une averse généreuse et la matinée avait été un rien agaçante. Alors, j’ai aimé cette grande maison calme, lumineuse. Le musée est pédagogique mais sans accabler. La muséographie intelligente, rythmée mais douce est particulièrement cohérente.

Belle place est faite à la peinture et les collections médiévales ou de l’antiquité ponctuent sans l’appesantir le parcours d’un musée qui renie pas son appartenance locale.

Henri Martin

Je ne connaissais pas bien Henri Martin. Du peintre post-impressionniste, le musée a choisi de présenter des œuvres qui permettent de découvrir un artiste plus singulier que je ne le pensais au premier abord. Petits formats ou tableaux immenses, poésie et lumière en sont les deux principaux marqueurs. Une vraie tendresse émane de ces toiles où l’on retrouve les paysages du Quercy.

https://www.museehenrimartin.fr/decouvrir-henri-martin

Charlotte Henschel dans la salle suspendue

Lumière aussi et lignes modernes. La petite salle dédiée à cette artiste qui trouva refuge dans le Lot fut une jolie surprise. De la couleur, de la matière. Une vie intéressante. J’imaginais déjà un roman.

Présentation à voir sur le site des artistes de France

Sally Davies et Jeffery Stride deux Lotois britanniques

Ils sont là depuis les années soixante-dix. Et avec l’occitan et le français, l’anglais est la langue la plus parlée dans le coin.

Un couple, leur chien George, les enfants. L’exposition nous fait entrer dans leur vie d’artistes.

https://www.museehenrimartin.fr/lexposition

J’aime leur façon d’entrer dans les paysages et de comprendre le Lot. De la lumière encore, mais de la grâce, de la précision, de la délicatesse, un accent qui s’entend dans les traits résolus de leurs pinceaux. Les enfants, la famille, ne sont jamais loin mais on les aborde et les présente tout en retenue, avec pudeur.

On retrouve sur deux murs avec un effet splendide une version plus longue de ce film qui donne une jolie note d’ambiance.

Pour des raisons de droits je n’ai mis que des liens vers les présentations et les œuvres.

Je suis déjà impatient de découvrir ce qui viendra plus tard.

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