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Avec des centaines d’articles au compteur, pourquoi ne pas laisser le hasard décider ? Laissez-vous surprendre. Vous pouvez rejouer à l’infini.


un coup de dés


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Le plan d'eau de Cajarc

Je suis rentré à pied du garage…

Sur le vif

Je suis rentré à pied du garage. Me raccompagner en auto ? J’aurais été privé de ces 4 kilomètres de bonheur. J’ai croisé quelques marcheurs de Compostelle éblouis par le soleil, des pêcheurs sur leur barque au milieu du Lot. Bientôt deux ans et ces paysages ne me lassent pas. Ils me dessinent. Ils écrivent en moi, ils me transforment. Ils sont vie et poésie. Comment ne pas en tomber amoureux ?


La frontière

Le Lot fait frontière ici entre deux départements. Mais on ne s’attache pas au découpage administratif. Le Lot chemine entre les causses. Quercy ou Rouergue ?

Il arrive que la brume peine à se lever. Ce matin, le soleil a fait son travail. Il faut descendre près de l’eau… marcher vers Cajarc.

Couleurs

Ce que la photo fige et qu’un peintre aimerait saisir, ne dit rien des sensations : l’haleine de l’eau, la douce chaleur automnale du soleil, la lumière, le bruissement des pas dans les feuilles, le clapotis, des chants d’oiseaux, un bruissement d’insectes… Le calme de la nature, si on l’écoute, n’est pas un silence vide. C’est plutôt un flux qui vous emplit. Il faut se laisser traverser

Laberge

La main de l’homme n’est pas pour rien dans le paysage. Autrefois barques et gabarres circulaient sur la rivière. Nous aurions pu croiser mariniers et matelots. À deux pas, il y avait le port. La rivière calme aujourd’hui peut à d’autres saisons se fâcher. La paix c’est un moment et les paysages ne se façonnent pas seulement au gré de l’érosion douce. Pourtant tout ici procure un sentiment de bout du monde, protégé des vicissitudes et des aléas de la vie urbaine. Passante ou passant s’y sentent acceptés. Le pays sait se laisser traverser depuis toujours. Certains se sont posés là. Et c’est par ici que j’ai posé mes valises en octobre 2023. Une sorte de chance, un alignement. Et maintenant un attachement. J’aime cet endroit. J’aime l’explorer. J’aime y réapprendre à me retrouver et apaiser mes inquiétudes.

Regarde ! C’est Salvagnac-Cajarc

De l’autre côté, c’est l’Aveyron. C’est Salvagnac-Cajarc. La commune dont je dépends même si je vis dans un hameau détaché du village.

C’est le célèbre pont métallique à une seule voie qu’il faut savoir passer. En voiture, prendre garde à qui se présente. À pied, si tu es un enfant ne pas faire le fou, si tu es un adulte, ne pas trembler. Le pont vibre sous les pieds. L’été de jeunes imprudents sautent au risque de se briser les jambes sur les reliquats d’un ancien pont. Sans ce pont, il faudrait faire un grand détour, ou passer en barque, à la nage. C’est un symbole, un trait d’union. Au quatorze juillet on y tire un grand feu juste au dessus de l’eau.

Lepontcajarc

C’est banal n’est-ce pas ? Tellement paisible face au monde agité ou à l’actualité énervée que cela pourrait paraître mièvre, irréel… presque indécent de paix, de beauté et de bonté.

Car les gens ici, ceux nés ici, ont pris de la douceur des lieux. Si loin de Paris, si loin de la ville…