Obaldia était plus bardé de médailles qu’un général russe. Que faisait cet enfant facétieux parmi les académiciens ? Il n’avait pas sa langue dans sa poche et le geai gélatineux d’Obaldia se moque assez des élites voulant régler la poésie pour que je vous partage cet enregistrement. Le texte n’est pas interdit aux enfants.
Le geai gélatineux ou le plus beau vers de la langue française
Ce texte est issu du recueil formidable : « Les innocentines ».
Les textes sont connus. Offerts aux enfants, certains n’y voient que d’aimables jeux de la langue. J’y vois des textes hautement subversifs qui comprennent l’enfance non dans la grâce convenue et l’innocence qu’on lui prête mais jusque dans ses perversions naïves avec ce regard aiguisé que posent les gamins sur les adultes qui sont dépeints de texte en texte avec une savoureuse acidité. C’est de la belle impertinence, celle qui conserve l’élégance et va chercher dans les mots d’apparence surannés de quoi se venger de son sort.
Les enfants en savent plus long que bien des adultes amnésiques ne le pensent.
On peut trouver le texte partout. Je veux prendre garde cependant à ne pas copier des textes d’auteurs dont les droits moraux et patrimoniaux doivent être respectés.
L’audio
à savoir
Les curieuses et les curieux trouveront par ici de nombreux poèmes à écouter, notamment les « poèmes lus à l’ombre« . Poèmes d’auteurs, poèmes d’amis, textes glanés…
À sa façon, le texte d’aujourd’hui fait écho à l’Art poétique de Verlaine… Oui, Obladia mettait de la musique dans ses textes.

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