mardi
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Vue du bureau à 6 h 30
À six heures trente le matin, voilà ce que je vois de mon bureau. Les noyers toujours les derniers à s’y mettre, sont enfin en feuilles. Le coucou a rejoint le concert matinal dans le but probable de me distraire de mes réflexions et mes idées saugrenues. Malgré la pluie, il faudra que j’aille marcher…
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Se réjouir du retour du soleil ?
J’ai entendu ce matin un journaliste se réjouir du retour du beau temps. On annonce plusieurs journées à plus de trente degrés. Ce n’est pas encore l’été. Un autre louait la bonté d’un autocrate américain déclencheur de guerre qui diffère sa menace de bombes. Tordre le cou de la réalité sauvera-t-il l’humanité ? N’écoutez pas les…
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Faites provision de courage !
Je pense ce matin à ces enfants qu’on va envoyer dans des écoles brûlantes, ces collégiens serrés dans des bâtiments dont les fenêtres n’ont rien pour les masquer, qu’on ne peut ouvrir. Ou bien à ces étudiants entassés dans des amphis conçus comme des serres. Et à leurs maîtres tentant de capter leur attention, se…
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La peur de la juglone
Il ne faudrait pas faire la sieste sous un noyer dit la rumeur. Mais le guichet du savoir tempère. À la campagne comme ailleurs faux bruits et légendes ne manquent pas. N’allez pas pour autant donner des noix à votre chien. Mais puisque la pluie s’invite tout à l’heure, à moins d’aimer dormir mouillé·e ce…
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Lumières du soir
Une lumière de cinéma hier soir en rentrant à la maison. On a abandonné le fanage, faute de mains en nombre suffisant. On m’a expliqué, la rentabilité, tout ça… Quel peintre aurait envie de peindre des bottes de paille sous plastique ? Il n’empêche, la lumière était incroyable hier soir. Goûterez-vous votre mardi ? Bonjour !
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L’espoir d’un rejet
Alors, le seul espoir c’est qu’un rejet surgisse au pied de ce palmier qui a gelé cet hiver avant d’être matraqué en mai par la canicule. Feuilles sèches et craquantes, il a fallu couper, scier en réalité , prévenir la pourriture. Mais je suis affligé de la mort probable de l’arbre comme je le serais…
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Un mardi sec
À peine a-t-il fleuri, le soleil arrache ses fleurs à l’hibiscus et les froisse au sol comme du papier crépon. Le Buddleia de David grille sur place. Les papillons nombreux risquent de le délaisser. Dans une heure tout au plus, il faudra plonger la maison dans l’ombre. L’argile du sol se crispe et se fendille.…
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