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Le tri des textes…

Aujourd’hui je commence cet exercice difficile : trier de nouveau les textes poétiques, les chansons…

C’est comme trier ses vêtements. Il y en a qui sont laids mais qu’on garde en souvenir d’une histoire… Il y en a qui sont à la mode aujourd’hui, mais demain ? Et puis ceux qui sont troués, abîmés, déformés, élimés.. Il faut éliminer. Ne garder que le beau, l’essentiel…

Avec les textes, ce n’est pas toujours facile de juger surtout quand il s’agit des siens. Parfois, je vois que des textes que j’ai pu écrire sans effort, sans attachement ni émotion, trouvent leurs lecteurs…

Parfois des textes que j’aime n’attirent personne… mais ce n’est pas un critère ça…

On n’écrit pas pour attirer le lecteur mais pour lui parler.

Ridicule

Le premier critère sera donc : éliminer tout ce qui est à ce point ridicule que je n’aimerais pas qu’on trouve après ma mort. C’est subjectif le ridicule.

Parfois dans un texte, il n’y a qu’un vers, une ligne digne d’intérêt… découper ?

Découper, recoller…Le ridicule on peut le transformer en dérision, autodérision.

C’est la mièvrerie affectée qu’il faut essayer d’éviter.

Triste

Un autre critère serait d’éliminer ce qui renvoie aux tristes souvenirs et ne me fait aucun bien à relire aujourd’hui. Et qui ne ferait du bien à personne.

Sans cesse je veux me libérer de la nostalgie, sans cesse les pires souvenirs reviennent.

Ou de beaux souvenirs morts. Les raviver fait presque souffrir.

Mais la tristesse n’est jamais loin de la joie et inversement.

Et si je brûlais tout ?

J’ai encore quelques petits textes d’enfance et d’adolescence. je les regarde avec tendresse. Ils sont niais. Je peux les garder encore un peu près de moi, mais il faudra penser à les détruire avant de mourir.

Je comprends tout à fait les artistes qui détruisent leurs œuvres comme pour s’en libérer.

Mais certains qui voulurent les détruire furent dans l’erreur. On pense à Kafka…

Le risque serait le regret..

Il y a des écrits dont je n’ai pas honte, plaisants. Mais la fierté m’est étrangère.

Mais pourquoi écrire ?

Si je ne peux m’en empêcher à quoi ou à qui mes écrits peuvent-ils servir ?

Si je ne devais garder que les écrits utiles, il ne resterait pas grand chose…

C’est encore pire avec les chansons. Certaines me font un peu honte.

Écrire, je ne peux m’en empêcher. C’est presque une fonction vitale. Sauf qu’en réalité, on peut faire autre chose… et y trouver du plaisir.

J’ai donc un rapport ambivalent avec l’écriture, la création…

J’écris comme je jardine. Je trace mon sillon.

Quand je me regarde je me désole, quand je me compare…

Dans cette époque bizarre, tu vois sur Internet, sur Twitter des “auteurs ou auteures” autoproclamés qui mettent beaucoup de “moi” et de “je” et publient quand même des trucs sans intérêt, mal écrits ou bourrés de poncifs. Ils trouvent leur public. Je ne suis pas jaloux mais cela ne diminue pas mon désarroi…

Mais il ne faut pas tenir compte des autres…

En revanche je veux reprendre le temps de lire de lire plus.

Ne pas se poser trop de questions, ne pas tout garder… dédramatiser

Si demain matin je n’écris rien, ça ne perturbera personne. Mes écrits ne sont pas faits pour durer.

Je vais donc tenter de trier un peu, ranger quoi, tenter de garder ma dignité. Les écrits ça n’aime pas forcément l’ordre.

Je dois le faire.Mais ce n’est pas sans appréhension.

Mais il faut oser s’alléger. Et c’est quelque chose qu’on ne peut faire bien que seul.

Peut-être à la fin ne restera-t-il qu’une feuille… un paragraphe, une phrase. Ce serait formidable si c’était le genre de formule , de phrase, de citation reprise de bouche en bouche … et qu’on en oublie l’auteur à ce prix, ne serait pas grave du tout

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