Tous pris au piège du malin scandale

Une sombre affaire de main courante et voici le piège attrape-tout.

C’est comme un piège inextricable.

Et d’abord, l’horreur qui perdure de la violence domestique. Trop.

Tu sais ce truc atroce : petit garçon j’avais entrevu cette scène du père tapant sur la mère, la tirant par les cheveux, la balançant dans l’escalier. Je ne pourrai jamais oublier.

Et ça continue cette horreur dans tant de maisons. Tu te demandes pourquoi les gens vivent ensemble. Et les enfants voient ça. Et la jalousie.

Personne n’appartient à personne. Les gens devraient savoir que l’amour ça peut vivre, puis s’estomper, puis renaître… Non, il faut dramatiser. Ce n’est pas l’amour dans cette histoire, c’est le « déshonneur » d’avoir été trompé ou la trouille d’être seul. Comme si aimer devait obliger à vivre ensemble… Enfin, il y à la dessous des questions de pouvoir, de propriété, de manque de respect, de manque d’imagination… Il y a tant de gens qui vivent ensemble sans s’aimer. Souvent le quotidien tue l’amour, oblige à des concessions, des renoncements.

J’ai vu tant de veuves retrouver leur énergie et leur joie de vivre à la mort de leur mari !

Il ne leur tapait pas forcément dessus. Mais la contrainte domestique avait tenu le ménage.

Mais une gifle. C’est rien pensent-ils. C’est de trop, toujours. Si ce n’est pas arrêté c’est le début du pire.

Parfois ça ne s’oubliera jamais. Le geste de trop. Stop !

La non violence devrait être enseignée. Avec des exercices pratiques. Et comment fait-on quand la colère puante gagne ?

Une nouvelle affaire. Une main courante rendue publique par un policier inconnu dont on doute que ce soit la cause des femmes qui anima son geste…

Et là, l’engrenage, c’est le piège où tout le monde tombe.

Beaucoup d’ennemis politiques oubliant la victime, diabolisant l’adversaire. Des crétins qui hier trouvaient des excuses à leurs propres amis. C’est minable.

Des amis politiques a contrario trouvant vachement bien les excuses publiques et donnant alors absolution. Non, le courage des excuses publiques ne lave pas.

Mais ceux qui crient sur le coupable. Il n’est pas certain qu’ils n’enferment pas non plus la victime dans un portrait qui la dépasse peut-être.

Il n’est pas certain non plus que taper à plusieurs sur un seul soit un acte de courage, que ça ne serve pas juste à détourner l’attention pour masquer leurs propres turpitudes.

La justice n’a rien dit.

Ce nouveau moment doit être terrible à vivre pour les concernés et leur enfant .

Du glauque s’ajoute au glauque.

Bientôt plus personne ne voudra faire de politique. Ou alors, on installera des caméras partout dans les maisons. Dans les chambres des élus d’abord, puis dans toutes nos chambres. La transparence absolue. Un mot de trop ou de travers…. Ce sera l’opprobre, le bannissement, le suicide.

Dans tout ça, ces cris, on ne dit jamais comment avant de condamner ou tenter de réparer, il faudrait faire pour que ça n’arrive pas. Personne n’analyse le système qui conduit à ces horreurs domestiques.

Peut-être parce que ça viendrait secouer tout l’édifice et que la société n’est pas prête.

Peut-être bien que beaucoup n’en sont qu’à la moraline là où il faudrait travailler l’amour de soi, l’empathie, l’attention réelle à l’autre et l’acceptation que rien n’est immuable. Pas même l’amour.

Ce qui compte, ce n’est pas la durée, mais l’intensité, la beauté du moment.

Parfois, c’est vachement bien de se séparer. C’est une nouvelle chance ! On devrait fêter les divorces !

Je crois me souvenir que dans l’une de ses chansons, Anne Sylvestre avait écrit « on ne devrait écrire que des lettres d’amour… »

Par Vincent BRETON

blogueur, partage impressions et réactions, inventeur de chansons, écrit de la poésie, du théâtre, de la fiction...

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