Le char

Chaque jour un poème du dimanche 20 au dimanche 27février 2022

Légère et douce 
La consolation 
Murmurée
De tes lèvres à mes paupières

Nous avons tant marché sur le sentier qui s’effondre
Tant regardé la mer sous le soleil et sans ciller des yeux
Nous avons tant saigné nous griffant  sous les ronces
Tant usé nos souliers aux pierres aiguës ou rondes 

Mais cette vague chanson n’est que réminiscence

Un bateau rentre au port, sa vapeur clapote, 
Et dans ses soutes le navire ne rapporte 
Que les malheurs du Monde et des cadavres d’hommes
La paix n’est plus que ce mensonge énorme

La paix ! Disent-ils et leurs missiles en pluie dessinent 
Le rictus effrayant d’un dictateur indigne 

Sous les mots, sous les mots dérisoires et ronflants 
Les mots poncifs, les mots slogans
La vérité, la vérité, la vérité 
La vérité

Je voudrais bien que tu m’accompagnes encore un peu
Quelques heures

Je vais partir tu sais, qu’aurais-je à faire ici ? 

Il a neigé sur la grande place vide 
Que traverse un char lourd et sinistre, impavide
Publié le
Catégorisé comme poésie

Par Vincent Breton

auteur de textes, poésies et chansons, anime le site https://vincentbreton.fr et le site https://numerilibre.fr

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