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Il neige à Paris…

Tout à l’heure au téléphone, un ami me confiait marcher sous une averse de neige. Il grelottait dans le vent, tenant son téléphone les doigts gelés.

Ici, un vent bizarre, venu de la terre, disperse les nuages. Sur la plage, le spectacle est assuré en trois dimensions. Il n’y a pratiquement personne ce qui décuple la beauté des lieux.

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Les gens n’ont pas le moral

Les élections bientôt et le sinistre paysage politique, la guerre, la pandémie qui n’est pas loin, les prix qui montent… Banal de le rappeler.

Mais pourquoi rester chez soi à se lamenter ?

Il faut aller chercher la beauté où elle se trouve. Laisser les fausses urgences de côté.

Hier, c’était moi qui n’avais pas le moral. Désespéré devant toute cette bêtise que les médias déversent à nos pieds.

Je ne parviens plus à regarder cette actualité, ces “nouvelles” comme disait mon grand-père. Exaspérante campagne électorale. Les journaux papier eux-mêmes me tombent des mains. La politique censée m’intéresser m’est devenue insupportable. Les militants qui envahissent les réseaux sociaux empêchent toute parole libre, raisonnable, argumentée… Chacun disqualifie l’autre. La zizanie est un sale cancer.

Je ne veux plus risquer de le faire à mon tour. Le citoyen que je suis n’a plus envie de causer politique et encore moins de polémiquer. Je ferai mon devoir. Je me contenterai (mais de fait c’est plus gratifiant), d’agir dans ma petite vie en tentant de faire vivre des mots comme partage, coopération, solidarité, inclusion… J’ai fermé le blogue où je tentais de parler politique. Aucun intérêt de convaincre les convaincus et de se payer les polémiques et la dialectique..

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L’océan 1er avril 2020 à Plouhinec (Morbihan)

L’océan, la forêt et la montagne…

L’océan. Il est à la fois force de vie et puissance capable de mort. Ce que j’aime avec lui c’est qu’il n’est jamais le même selon l’heure, le jour, la marée, la saison… Par dessus tout ce qui m’étreint c’est ce moment où à pied comme en voiture, tu marches et soudain il apparaît dans le paysage se détachant du ciel. Force magnétique. Lumière, rythme… C’est certainement un lieu commun de dire tout ça mais lorsque tu rencontres l’océan tu ne peux échapper à tes sensations…

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La forêt m’est à la fois consolatrice, maternelle et magique. C’est un refuge. J’aime m’y perdre, m’y cacher. La forêt, ce sont les contes de mon enfance, les cabanes, les maisons de sorcière perdues au fond des bois…

La montagne qui manque c’est à la fois la joie de l’élévation, l’horizon qui s’élargit comme le vertige qui peut prendre… Oui, elle me manque en ce moment. Et ses loups.

Si je raconte cela c’est que ces trois, souvent, m’ont tour à tour accueilli, consolé, réparé et émerveillé.

On n’en revient pas plus sauvage mais plus humain…

La poésie pour nous apaiser et nous relier

Elle ne cherche pas à être dogmatique. Elle n’exige ni justifications, ni explications. Elle n’est pas là pour “faire joli”. Pourtant elle est décisive… Il n’existe pas de poète guerrier ou alors les vers ne sont qu’exutoires. Ils viennent par l’Épopée nous renvoyer à la nécessaire humilité.

La poésie nous aide à nous retrouver, nous déployer dans les espaces les plus contraints. Le fleuve des sensations nous traverse puis nous désigne dans cette lumière étonnante.

Poésie musique, poésie sensations, poésie mathématique, poésie philosophique, poésie caustique, poésie méditative, poésie mystique, poésie provocatrice, insolente ou faussement sage. Tous ces textes écrits, lus, dits, chantés à travers le Monde, tous différents… et pourtant nous reconnaissons à coup sûr la poésie.

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Souvent je me suis demandé comment font celles et ceux qui vivent sans poésie, méconnaissant les poètes ?

Dans les écoles, j’ai toujours regretté qu’on apprenne moins de poésies. Car rien ne relie plus des enfants entre eux qu’une poésie bien choisie. Un bon “Maurice Fombeure”ou un “Jacques Prévert” font toujours leur bel office. Combien ai-je vu d’enfants qui n’osaient pas entrer dans la langue écrite se transformer en osant jouer avec les mots ?

Et combien de fois, entre deux moments, deux visages, deux travaux, le bonheur d’un Reverdy, d’un poème de Guillevic ou d’un René Guy Cadou ont su “me réinstaller” dans ce bon lien d’intimité avec moi-même…

Il faudra que je vous en redonne un peu ici, peut-être des écrits ou des poèmes lus…

Prenez soin de vous !

VB

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