galou.resized

L’enfant et le chien

Une petite fille hier, rencontrant Galou pour la première fois, est arrivée vers lui avec une tranquille assurance. Pas de cette façon inconsidérée que peuvent avoir certains gamins aux gestes parfois brutaux. Pas de cette façon timorée qu’adoptent d’autres qui ne voient que sa grande taille. Et encore moins avec la peur ou les cris.

Non. Elle est venue vers lui avec une façon tranquille de l’accueillir. Comme de lui dire, “on se reconnaît toi et moi, nous sommes de la même espèce vivante et sensible, nous sommes en paix, prêts à jouer ensemble mais sans que l’un ne commande à l’autre”.

Alors le chien qui avait grondé par principe, à son arrivée, en la voyant de loin, a donné son assentiment à cette amitié innée. Et le jeu les réunit un moment.

Cette délicieuse façon qu’ont certains enfants d’entrer en contact avec l’animal ou d’autres humains, avec cette résolution douce, cette poésie immanente, cette bienveillance sincère, à chaque fois que je peux la constater j’y puise comme à la rivière, le meilleur des espoirs.

Plus tard, certains vont perdre cette aptitude à la confiance. D’autres vont continuer de l’incarner sans discours, avec délicatesse, presque discrétion. Ce sera leur façon tendre d’être au monde et de l’adoucir.

Une bonne personne n’insulte jamais en vieillissant l’enfant qu’elle fut.

Et comme je sais gré à Galou, chien généreux, de savoir distinguer avec son “détecteur sensible” ces bonnes personnes presque au premier contact. Lui qui déteste les disputes, qui nous sent et nous ressent et souvent sait nous relier.

N'hésitez pas à laisser un commentaire !

Retour haut de page
%d blogueurs aiment cette page :