Le changement immobile

Le quatorze juillet fut un objet mort


Fidèles à leurs habitudes, les touristes sont venus en masse s’agglutiner en des endroits précis et limités des plages. Cela m’étonne toujours ce besoin de rester groupés. Même si la plage est immense et offre une immensité de sable fin magnifique. Ont-ils peur ? Comme ils n’explorent rien, nous gardons nos lieux sauvages et secrets. Mais dans certains chemins ils osent abandonner leurs saloperies. Alors on les maudit.

Le 14 juillet entrevu à la télévision plus vulgaire que jamais. Cette chanteuse venue brailler et ces chœurs accélérant pour achever la Marseillaise qui n’est pas mon chant préféré mais tout de même, qui ne méritait pas ça….

https://twitter.com/VincentBreton/status/1547544225981530114

Je ne sais pas ce qu’il a raconté le Président. Je me suis endormi et réveillé trois heures plus tard.

J’ai inventé une chanson. Ou plutôt, je l’ai laissée venir. J’en ai perdu deux abonnés. Fallait pas parler d’amour….

Mais cette nuit, j’ai fait un rêve incroyable qui m’a mené au réveil : j’habitais une propriété, un long chemin bordé par une forêt. Tandis que le conseil municipal était venu tout près, explorer un vaste champ, un arbre immense vint s’abattre en arrière, sans un bruit, sur le chemin, tombant sur mon cheval. Celui-là était resté debout, assommé et courageux. Mais debout et vivant. Je pus l’extraire et il vint poser son poitrail contre mon torse. Et je sentais l’odeur de son crin et la douceur et de son mufle.

On dit d’un grossier personnage que c’est un mufle. Alors que rien n’est plus doux que le mufle du cheval.

Il y a dans nos vies, ces moments où nous sommes immobiles. Nous ne faisons pas grand-chose. Des sortes d’interludes où le temps s’étire. On pourrait penser que rien ne bouge, que rien ne change…

En réalité, ce sont là parmi les changements les plus profonds de la vie. Quelque chose d’indicible où les cellules dans le calme se rassemblent autrement. Une sensation d’exil intérieur pourtant empli de sérénité, d’amour et de lien aux gens qui comptent, et ce qui compte en soi.

Habiter l’écriture. Comme une forme de sagesse. Un prélude.

Loin du bruit des avions et des bombes. Mais si proche des enfants qu’elles massacrent.

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