Althéa

L’althéa n’était pas mort

La première année, j’ai vraiment cru qu’il était mort. Ses branches sèches et cassantes, son tronc mince semblant tenir à peine dans le sol, cette absence de bourgeons ou de toute manifestation signifiant un retour à la vie alors que tous les arbres du jardin affichaient déjà tout autour leurs verts pimpants… oui la première année en mars, j’aurais pu aussi bien en faire du petit bois de ce fragile.

Et puis, contre toute attente les feuilles sont venue. Il a fleuri et cet arbuste que d’aucuns nomment “Mauve en arbre” cet Hibiscus syriacus de la famille des malvacées est à présent l’un de mes arbustes préférés qui donne une petite couleur russe au jardin avec ses fleurs superbes et si tendres.

La chatte adore s’y réfugier et quand il fait chaud c’est un endroit excellent pour y boire du thé à l’hibiscus forcément mais à l’hibiscus sabdariffa plutôt car je crains bien que les fleurs du mien ne soient pas comestibles.

Il m’est déjà arrivé de croire qu’une personne était morte ou de douter de ma propre existence, alors que non.

C’est toujours un peu gênant mais assez agréable finalement de découvrir que la personne est toujours de ce monde.

L’immobilité, l’absence de signe… ne veut pas dire absence de vie, mais quelque chose comme l’attente ou la vie souterraine.

Ainsi souvent nous condamnons prématurément à la peine capitale ce qui n’aurait attendu que de revivre ou de vivre simplement . Une amitié, un amour, une chanson…

Ou bien ces graines dispersées, oubliées…

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