Auray, Morbihan, France (Union Européenne)
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La biographie de Vincent Breton

l'écriveur

Il parait que je suis né dans les années soixante, à leur tout début et que la première femme qui me vit nu fut une nonne.

J’en conçus quelque traumatisme.

On dit, que j’ai appris à lire très tôt sur les genoux de ma mère, en lisant et relisant l’histoire de Blanche Neige, une fille connue pour avoir fréquenté sept types dans des conditions qui restent à éclaircir. Toutefois, j’ai appris à lire en partant du global… sans méthode autre que mon propre questionnement.

Ce n’est pas la méthode que j’enseignerai plus tard mais pourtant mon parcours est plutôt celui d’une espèce d’autodidacte.

Il se dit qu’à trois ans je me serais échappé de l’école et que lorsqu’on me retrouva pas effrayé du tout dans un commissariat de police d’une lointaine capitale étrangère, j’aurais déclaré n’avoir ni père, ni mère…

Cette propension à l’autonomie se poursuivit plus tard. Je n’ai pas jamais apprécié qu’on me commande le moins du monde. Cependant, enfant sage, je fus élevé sans violence et respectais scrupuleusement lois, codes et règlements (si je l’avoue, je perdis un jour un point de permis de conduire accélérant trop vite à la sortie d’une commune).

Il se dit que j’ai vécu dans 24 maisons différentes sans en posséder jamais aucune. Paris, le Sud Est, la Bretagne… le périple n’est probablement pas achevé… J’aime découvrir, les espaces et les gens, mais j’aime vivre sans réelles racines, ne rien posséder, oui, le fugueur a l’esprit nomade.

Très tôt j’inventais des chansons, des poésies, des histoires, ce qui fut une souffrance pour ma famille et mes proches. Surtout les chansons.
Adolescent, j’ai fait beaucoup de théâtre ce qui me sauva de l’ennui scolaire. Nous avions une petite troupe qui écumait la Haute-Provence et j’écrivais des pièces sur mesure pour mes amis. Joie des voyages en vélomoteur.
Jeune adulte, je découvris l’ivresse des radios libres, tenant deux émissions hebdomadaires sur une petite radio locale tout en achevant mes études d’instituteur.

J’adorais enseigner. Je le fis longtemps dans des contextes très divers, classe unique, ou école de la capitale, auprès de petits, de plus grands et même d’adultes avant de me fourvoyer dans l’administration où je devais porter la parole de ministres plus affligeants les uns que les autres. Ainsi, touché par la blanquérite, il me fallut rendre mon tablier avant l’heure.

Cette vie professionnelle palpitante et intense obéra quelque peu ma créativité et surtout ma productivité artistique. On entendit toutefois une dramatique de mon cru passer à la radio, on retrouva une poésie affichée sur les murs du métro -alors que je n’aime guère que les concours de circonstances- et quelques papiers dans des revues plus ou moins obscures.
Comme je ne manquai pas d’être saisi tôt par la révolution numérique, on me retrouva à l’heure où ce n’était pas encore la mode, à tenir des sites pédagogiques qui en intéressèrent quelques uns… ou pas.
Puis, je poursuivis en tentant d’investir le côté créatif de la chose, ce qui n’est pas si aisé…

J’ai toujours écrit, plus par nécessité que par obligation… Comme pour les chansons, partagées le plus souvent dans la sphère familiale ou amicale, je ne me suis jamais posé en artiste voulant vivre de sa plume ou de sa voix et en même temps, rien n’est plus constitutif de ma pauvre vie qu’écrire et chanter.
Parfois quelqu’une ou quelqu’un s’en amuse… écrire ce fut joli moyen de séduire et j’étais assez doué du côté épistolaire à l’époque où l’on écrivait encore des lettres. Certaines personnes ont encore quelques cartons à chaussures de ma correspondance…

Je suis donc l’écriveur, celui qui écrit pour vivre et rêver sa vie, celui qui parfois tombe sur sa propre prose étonné d’avoir tout oublié !
J’écris comme d’autres courent chaque jour. Et je m’étonne toujours qu’on puisse vivre sans lire ni écrire…

J’écris, parce que je ne sais rien faire d’autre !

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