Comme des retrouvailles

Une sorte d’accident ou un geste manqué. Tout un long travail détruit dans les limbes numériques.

Fatigue et bêtise en bon ménage. Mais au fond ce n’est pas grave… Ils se débrouilleront sans moi. J’ai à faire avec les mots, avec les gens que j’aime, avec le creux de la nuit qui se déploie comme une voile douce.

Le chien et la chatte sont venus me chercher en délégation officielle. Il faut que je descende. Ils m’attendent.

Je suis un peu hébété. Les bras coupés. Je sais qu’il va faire un petit été dans ce printemps bizarre. J’ai souvent si froid.

Souvent, je tourne autour du pot. Du pot de l’écriture. Je tiens les romans à distance. Et pourtant je ne tiens que par ces histoires. Ces fugues d’hommes qui se cherchent une liberté dans des aventures. Tu joues, je perds, ça tombe, il faut recommencer.

Ou pas.

Je pense à tout ce que j’ai pu faire pendant des années. Et qui ne m’aura servi à rien. Savoir faire, savoir défaire, savoir se délier, savoir ne plus avoir peur ni culpabiliser.

Dans l’accident, il s’agit de se réconcilier avec soi même puisqu’il n’y aura pas eu mort d’homme… Juste des pages numériques disparues et qui manqueront à peu de monde en réalité…

Je dois aller dormir un peu à présent…

Publié le
Catégorisé comme journal

Par Vincent Breton

auteur de textes, poésies et chansons, anime le site https://vincentbreton.fr et le site https://numerilibre.fr

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