J’avais pris mes quartiers d’été

Publié le Catégorisé comme Quartiers d'été
Galou à la plage

J’ai voulu m’amuser avec les quartiers d’été. Été espéré, été redouté. C’est souvent une saison plus dramatique que l’on ne pense où l’insouciance peine à perdurer. Des quartiers, il y en a tant. Certains n’en sortent jamais. D’autres ne s’en éloignent que pour une brève récréation. Sous le jeu dérisoire des mots et le ton suranné, pourtant, il reste une vérité hautement subversive de ce que l’été désigne entre ceux qui partent et ceux qui restent.

J’avais pris mes quartiers d’été – chanson poème

J’avais pris mes quartiers d’été, espérant un peu d’insouciance
Quartier de lune, quartier d’orange, les souvenirs de mon enfance
Dans les beaux quartiers on s’affole, qui met en quartiers la France ?
Pas que quartier pour l’ennemi ! La zizanie en évidence !

Tu as beau faire ta princesse, avec tes quartiers de noblesse
Tu traînes au quartier réservé, quémandant un peu de tendresse
Dans son quartier pénitentiaire, pleure un assassin ordinaire
Le chien de quartier le matraque, hurlant dessus, « tu vas te taire ? »

Grand-mère nous avait donné quartier libre
Nous avions laissé tous nos livres
Nous n’allions pas au cinéma, notre quartier général
C’était un très vieux bar tabac, tout près de l’école normale

Tout le quartier l’a raconté, quand la police est arrivée
Ont trouvé son corps en morceaux comme des quartiers de mouton
La peau, la graisse et les abats, tous suspendus dans la maison
Tu racontes n’importe quoi, tu as bien perdu la raison !

Mais qui ameute le quartier ? Tout le monde l’a déjà quitté
C’est un enfant abandonné, qui s’ennuie seul dans sa chanson
On n’a pas le sou pour partir, ni en hiver ni en été,
C’est la bien triste vérité, moi j’ai oublié son nom

J’avais pris mes quartiers d’été et j’avais fait ma valise
Pour un p’tit hôtel de quartier, tenu par une certaine Denise
Son sens de l’hospitalité en faisait une terre promise
Mais je n’aurais jamais pensé, que l’aimer fut chose permise

Las que je suis je vais rentrer ! On m’attend déjà au quartier
L’été fut de courte durée, à peine le quart d’une moitié
Où t’étais parti, on a cru, que t’avais quitté le quartier,
Non je suis toujours revenu, il ne fallait pas s’inquiéter…

J’avais pris mes quartiers d’été…

En chanson

Pour l’amusement…

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les enfants

Nota : « le chien de quartier » – terme argotique pour désigner un adjudant ou par extension ces petits chefs capables de violence

Vincent Breton

Par Vincent Breton

Vincent Breton auteur ou écriveur de ce blogue, a exercé différentes fonctions au sein de l'école publique française. Il publie également de la fiction, de la poésie ou partage même des chansons !

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