groupe

Fin de campagne

Dans quelques heures la campagne officielle pour l’élection présidentielle prendra fin.

La pire qui fut. La plus triste. La moins rassurante.

L’inquiétude est là. Il n’y aura pas de gagnant mais pourtant le risque est grand de basculer vers le pire.

Certains n’iront pas voter. D’autres voteront blanc. D’autres encore jouant le cynisme provocateur oseront le bulletin de la compromission.

Le vote est secret. Mais ceux qui parlent s’exposent.

Je voterai. Je ne voterai pas pour le président sortant mais contre l’extrême droite. Ne pas mettre mon petit poids dans la balance me serait impossible. Mon bulletin une nouvelle fois ira à Macron. Résolu et inquiet.

Si je ne votais pas, si je votais blanc, si je votais pour l’héritière, je n’oserais pas me regarder en face. Je n’oserais pas regarder un môme des quartiers en face. Je n’oserais pas regarder cette vieille femme voilée par habitude mais qui vivrait comme un arrachement impudique qu’on exige d’elle qu’elle aille tête nue.

Car sous prétexte de libérer quelle indécence dans ce geste…

Il est difficile d’imaginer dimanche soir. Rester rationnel. Rester fidèle à ses valeurs.

La devise républicaine devrait être notre seul guide. Dans sa pleine acception. Mais le ressentiment, la bêtise vont bien au citoyen-consommateur qui voudrait choisir un programme comme un menu au restaurant.

L’ère du soupçon, ce venin de la zizanie, ont tout pollué.

Heureusement qu’il reste les amitiés, les animaux et l’incroyable nature pour nous consoler et nous aider à prendre de la distance…

Mais quand même…

N'hésitez pas à laisser un commentaire !

Retour haut de page
%d blogueurs aiment cette page :