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Tu viens dormir ?

Attends, je finis juste un truc et j’arrive !

Ces journées sont des cavalcades. Je ne suis pas descendu de cheval.
Aujourd’hui du côté de la pointe, la mer était sale. Et c’est très rare qu’elle soit ainsi, avec cette sorte de linceul gluant flottant à la surface. On dirait qu’un pollueur a largué de l’huile. Merci pour les huîtres…

Nous avons tellement bavardé tout à l’heure. Le chat de M a manqué encore de détruire la truffe de Galou. Apeuré.
Je me suis disputé comme un imbécile avec des crétins anonymes sur un réseau social. Je sais pourtant que ça ne mène à rien. Mais j’insupporte l’injustice de voir de vieux réactionnaires cracher au visage de personnes qui travaillent avec courage… Dans ma politesse ma colère se sentait. Mais ça ne sert à rien. Les aigris faut les laisser dans leur vinaigre. Il y en a tant partout, ça décourage, comme si la zizanie avait tout contaminé. Les toxiques qui se victimisent en jouant d’arguties… ça m’afflige.

S. m’a appelé et rappelé, et rappelé. Je suis son oreille, son déversoir à colères et enthousiasmes… “A un moment donné ” … Il signe ainsi chacune de ses phrases qu’il fait claquer avec un bel accent du sud pendant que la chatte me pétrit amoureusement l’estomac ce qui rend mes réponses saccadées. Ce soir c’était l’enthousiasme.

Il y a des noms de fleurs que je ne parviens pas à fixer. Et des personnes que je confonds. Insidieusement, je me demande si je saurai repérer à temps le moment où mon cerveau déraillera trop et où il me faudra m’auto-expédier dans l’ailleurs.

Ne pas perdre le contrôle.

J’ai déjà perdu celui des plates bandes où prospèrent en bonne amitié fleurs sauvages et cultivées. Je ne sais plus toujours qui est qui. J’ai abandonné le concept de mauvaise herbe mais j’ôte la ronce qui étrangle mes fragiles marguerites.

Je me demande si le pêcher, dressé debout sans feuille aucune, qui n’a fait que trois fleurs roses fanées si vite, si lui n’est pas mort.

Le bout de ses branches est sec et casse sous le doigt.

Un jour, le bout de mes doigts cassera pareil et vous vous demanderez si je suis mort.

Quelqu’un m’a dit ce matin de la fermer. Je dois donc encore être vivant.
Je cause encore oui…

J’aime pas les aigris mais je tiens à mes amis. A la Vie ! Et puis aussi…

Je crois qu’il faut que j’y aille.

Je me demande qui va tomber sur cet écrit cette nuit.

Alors je t’envoie un clin d’œil complice, lecteur ou lectrice !

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