Auray, - Morbihan, France (Union Européenne)
site@vincentbreton.fr

C’est le petit coup de tristesse…

l'écriveur

C’est le petit coup de tristesse…

Vincent Breton paroles et musique
C’est le petit coup de tristesse qui s’infiltre sans noblesse
Et vient pourrir ta journée, tu n’avais rien demandé
C’est la méchante mélancolie qui s’en vient squatter ton lit
Et met les doigts bien toxique sur tous les défauts de ta vie
C’est dans les gestes ancillaires, le cafard qui vient tout défaire
Tu vois les objets domestiques avec des pensées suicidaires


C’est ton âge qui sonne en reproche, ton miroir qui dit « tu es moche »
C’est la fatigue qui te guide et la déprime qui s’imprime
Tu as mis les drapeaux en berne, puisque tout ça ne vaut pas la peine
C’est l’hymne du renoncement, tu pourrais mourir maintenant
Plus de force pour la colère, tu veux partir et laisser faire
Tout vendre et tout abandonner, quittant toutes tes affaires


Surtout que personne ne sache, pourquoi et comment tu te caches
Tu ne vas pas aller chouiner pour quémander de la pitié
Qu’ils gardent leur condescendance, et leurs principes et leurs croyances
Ce n’est pas que tu souffres qui gène, non c’est bien plus obscène
C’est que tu dises la vérité mettant à jour cette médiocrité
Faudrait pas qu’ils voient à présent que leur vie aussi est ratée


Mais dites-nous un peu au juste, c’est quoi une vie réussie ?
Est-ce que c’est de s’être enrichi ou d’avoir trimé toute sa vie ?
Est- ce d’avoir pondu des enfants, économisé tout au fil des ans
De posséder une belle voiture, d’avoir eu quelques aventures
D’être reconnu par ses pairs, d’être un citoyen respectable
Et de laisser mourir sa mère tout au fond d’un sinistre Ehpad ?


Ah mais, tu ne connaissais pas sa mère, c’était une sorcière redoutable
Tu ne serais pas ainsi si tu avais eu une vie stable
Tu devrais voir un spécialiste, ils soignent la neurasthénie
Ta vie au fond n’est pas si mal, tu as tes livres, ta musique tes amis
Tu pourrais tenir un journal, lorsque tu as des insomnies
Crois-tu que cela soit facile chaque jour pour moi aussi !


Et voilà bientôt qu’on te demande à ton tour de consoler
Certes oui c’est bien malin t’aurais pas dû te raconter
Cette mélanco insidieuse, une sorte d’angine de l’âme
Est venue sortir les violons niais du mélodrame
Manque plus que passe un mystique, un dévot en soutane
Qui voudra prier pour toi et tu te sentiras un âne


C’est le petit coup de tristesse qui s’insinue, une faiblesse
La petite facture à payer pour vivre sensible en liberté
Que ceux qui ne comprennent rien retournent à leur quotidien
Moi je vais promener mon chien par les chemins
Laissez donc, je lâche prise,je n’ai pas de terre promise
Je pars pour me retrouver dans la colline, la vue y est sublime...

Une réponse

  1. mardj dit :

    Moi aussi, je l’aime..

Répondre à mardj Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :