La mutation immobile

On dirait bien que nous sommes des insectes engoncés notre carapace. Ça va changer forcément, mais ça ne change pas.

L’été n’a pas la couleur de l’insouciance. Le 14 juillet 2021 fut d’une tristesse sans nom. Non pas que j’ai pour la fête nationale ici dévoyée en défilé militaire une passion particulière, mais cette jeunesse mimant de danser devant la tribune présidentielle avait l’air si triste. Les sourires étaient forcés.

L’été ne parvient pas à s’imposer. Les allemands se noient.

En Corse une bande de crétins homophobes (pléonasme) a jugé bon taper sur deux jeunes.
C’est tellement triste que je n’en reviens pas de voir cette vieille haine qui n’aurait pas osé jaillir ainsi quand j’étais gamin. Enfin, quand j’étais gamin, puis plus tard, des fourgons de policiers débarquaient dans le jardin des Tuileries histoire de s’amuser avec les garçons perdus dans l’ombre des buissons. On n’en disait rien nulle part. Dans ce malheur aujourd’hui, on sait mieux.

Mais on dirait que l’espoir de notoriété excite les crétins. Ils savent qu’ils se feront gauler, mais ils y vont. Tout ça pour tenter de masquer leurs propres pulsions.

Les articles précédents m’agaçaient. Il y a un passé avec lequel il faut rompre pour marcher devant.
Alors je change ce blogue à défaut de changer le monde.


Mes camarades, la nouvelle vie est devant nous ! Comme une nouvelle aventure ! Mais si… ça va bouger… n’ayons pas peur.

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Catégorisé comme Blogue

Par Vincent Breton

Après avoir travaillé longtemps dans l'Éducation nationale, Vincent Breton anime le site "L'écriveur" https://vincentbreton.fr et le site Numérilibre https://numérilibre.fr (site de celles et ceux qui s'intéressent au logiciel libre)

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