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Automne

l'écriveur

Automne

automne
J’aime l’automne lorsqu’il aborde par les rives douces d’octobre
Lorsque les arbres se sabordent et de pourpre parent leur robe
Des saisons, elle est la plus noble, la plus douce et la plus tendre
Elle verse dans le paysage tant de senteurs qu’il faut comprendre
La saison aux mille visages, aux milles bêtes, des forêts

La saison aux milles présages,
quiète
et déjà aux aguets


J’aime l’automne ou l’homme peut alors redevenir lui même
Lorsque enfin il frissonne, va chercher sa petite laine
J’aime l’automne qui pardonne à chacun ses petites faiblesses
L’été est loin où l’on plastronne, l’été où l’on remue des fesses
J’aime l’automne où tout s’affaisse, j’aime cette saison qui donne
A la table raisin et fromage, la bonne soupe qui mitonne


J’aime l’automne pas les chasseurs qui dévastent les chemins creux
Les assassins du chevreuil et du lièvre par trop curieux
Ceux qui retournent la forêt pour quelques cèpes délicieux
Et ceux qui oublient leurs déchets laissant ici ces plaies honteuses
Qu’ils restent donc dans leurs troquets à fumer leur haine boiteuse
J’aime l’automne avec mon chien quand nous humons la brume laiteuse


J’aime l’automne quand la maison enfin a retrouvé le calme
Qu’un livre ouvert sur les genoux, je devise devant la flamme
D’un bon feu doux où tu te livres, ton amitié sans mélodrame
Seras tu moka ou café, la pâtisserie douce en bouche
J’aime l’automne quand tu récites les bons vers de Monsieur Fombeure
Il reste des miettes sur ta bouche, mon bel enfant qui sent le beurre


J’aime l’automne pour la nuit qui m’enveloppe et me protège
Quand la musique vient doucement et que tu joues quelques arpèges
J’aime quand la pluie fait son miroir où mon visage se désagrège
J’ai bien vieilli encore ici, l’automne me dit, tu prends de l’âge
Je suis entier à ta merci, oh mon amour ces doux ravages
Que fait le temps sur notre vie, faudra bientôt tourner la page


J’aime l’automne depuis petit, j’aime l’automne des chrysanthèmes
Tu sais que la mélancolie est une façon de dire je t’aime
J’aime l’automne où ton sourire, parfume la fin d’un poème !


 

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